L'exécutif brandit la menace des pénalités face à GE

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L'EXÉCUTIF BRANDIT LA MENACE DES PÉNALITÉS FACE À GE
L'EXÉCUTIF BRANDIT LA MENACE DES PÉNALITÉS FACE À GE

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français sera attentif à ce que General Electric respecte les engagements pris lors du rachat de la branche énergie d'Alstom et n'exclut pas de réclamer les pénalités financières prévues si ce n'est pas le cas, a prévenu mercredi Christophe Castaner.

Le groupe a annoncé en juillet qu'il comptait supprimer 345 emplois sur les 800 que compte le site GE Hydro de Grenoble (Isère), un plan social qui pour les salariés contrevient aux engagements de création d'emplois pris par le géant américain auprès du précédent gouvernement.

"Le gouvernement sera extrêmement attentif à ce que General Electric respecte tous ses engagements et notamment la création nette de 1.000 emplois", a déclaré le porte-parole du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

S'il a souligné que GE avait notamment l'intention d'investir à Belfort dans le développement 3D ou à Cherbourg (Manche) dans l'éolien, Christophe Castaner a jugé qu'"il faut accélérer".

"Le gouvernement a une arme pour cela, c'est la pénalité de 50.000 euros par emploi manquant, que nous actionnerons pour faire en sorte que General Electric respecte les engagements qu'il a donnés au gouvernement (précédent)", a-t-il dit.

"Il faut être très vigilant (...) parce que la situation des restructurations des activités hydro-électriques de ce groupe n'est à la fois pas conforme aux engagements pris mais pas conforme non plus par rapport au projet industriel qui doit être le nôtre", a poursuivi le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement.

Au moment du rachat de la branche énergie d'Alstom en 2014, GE s'était engagé à créer un millier d'emplois avant 2018. L'accord conclu avec Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Economie, prévoyait également des pénalités financières de 50.000 euros par poste non créé.

Les salariés, qui occupaient le site de Grenoble (Isère) pour le huitième jour consécutif, ont reçu mercredi le soutien du député La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, venu leur rendre visite.

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Benjamin Griveaux recevra à nouveau les acteurs concernés le 16 octobre, a précisé Christophe Castaner.

Benjamin Griveaux est déjà engagé dans un dossier comparable, qui concerne le suivi des engagements pris par Nokia lors du rachat du franco-américain Alcatel-Lucent début 2016.

Lors de la dernière réunion du comité de suivi, au début du mois, l'équipementier finlandais a confirmé qu'il tiendrait ses engagements en matière d'emplois, sans pour autant renoncer au plan de suppression de près de 600 emplois qu'il avait annoncé début septembre.

(Myriam Rivet, avec Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse)


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  • lb1970 il y a un mois

    @ gianpev. La stratégie de GE est d'investir dans l'éolien à Cherbourg et dans le développement 3D à Belfort. En France, il n'est plus possible de construire un barrage hydro-électrique, énergie non polluante (merci les écolos). Par conséquent, GE Hydro n'a pas d'avenir. Il est donc logique de GE réorganise le site de Grenoble. Maintenant, il faut veiller à ce que GE respecte ses engagements pour les effectifs en France.

  • gianpev il y a un mois

    Le vrai problème est que GE n'as pas de strategie industrielle pour faire repartir ces industries en France et, en plus, son administration se laisse conduire par TRIAN, un fond pension americain. La question politiquement inacceptable est que les familles françaises souffriront à cause des retraités americains qui imposent de reduire les couts GE coute que coute. Le gouvernement devrait rejeter la possibilité de reduire le personnel et obliger GE à presenter un vrai plan de devlop industriel.

  • NociSk il y a un mois

    C'est Jupiter lui même qui a bradé ALSTOM aux Ricains... Obligeant maintenant ALSTOM à se faire avaler par SIEMENS... Quel cinoche tout ça, alors qu'on sait qui a trahi la France

  • M7097610 il y a un mois

    9 milliards de la BNP bien sur

  • tatayet. il y a un mois

    ils doivent vraiment puer grace du bec pour mettre leur main comme ça devant leur bouche pour dialoguer.

  • M7097610 il y a un mois

    ça fait 50 millions au max...quand les US ont exigé 9 milliards. Quel gouvernement de cloches !