L'exclusion menace les victimes de la crise

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REPORTAGE - Derrière une façade festive, la société espagnole est profondément fragilisée. Tour d'horizon à Madrid.

Gran Via, samedi après-midi: des milliers de Madrilènes débordent des trottoirs pour dévaliser les boutiques du centre. Plaza Santa Ana: les clients se disputent les tables pour y prendre un verre et quelques tapas… Selon un récent sondage, 68% des Espagnols disent être heureux malgré la dépression économique. La crise espagnole est une drôle de crise. Cinq millions de chômeurs, une croissance en berne et une dette au bord des niveaux d'alerte, mais la fiesta continue. En apparence, en tout cas.

Les coûts de la crise, de fait, sont inégalement répartis. D'un côté, ceux qui conservent leur travail. Éventuellement inquiets de la conjoncture, leur situation objective n'a guère évolué depuis le début de la crise, il y a trois ans. De l'autre, ces 21,5 % de sans-emploi, dont le nombre ne cesse d'augmenter. Mal défendus, oubliés des syndicats, leur souffrance est silencieuse. Au fur et à mesure de l'épuisement des prestations sociales, les premières victimes de

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