L'ex-société Spanghero va demander le redressement

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L'EX-SOCIÉTÉ SPANGHERO VA DEMANDER LE REDRESSEMENT
L'EX-SOCIÉTÉ SPANGHERO VA DEMANDER LE REDRESSEMENT

TOULOUSE (Reuters) - La Lauragaise, l'ex-société Spanghero basée à Castelnaudary (Aude), qui avait été au coeur du scandale de la viande de cheval, va demander son placement en redressement judiciaire, a annoncé mardi son dirigeant Laurent Spanghero.

L'ancien rugbyman de 75 ans, reconverti dans l'agroalimentaire, avait repris en juillet 2013 sous le nom La Lauragaise la société de produits cuisinés Spanghero, entreprise qu'il avait fondée en 1970 et qu'il avait dirigée pendant plus de 30 ans avant de la céder en 2009 à la coopérative Lur Berri.

Laurent Spanghero va demander le placement en redressement judiciaire de son entreprise devant le tribunal de commerce de Carcassonne avec "continuation de l'activité" pour permettre aux éventuels repreneurs de "faire valoir leur offre de reprise" et "sauver l'entreprise et ses 100 emplois".

Il justifie cette décision par des "difficultés de trésorerie", aggravées par le montant du crédit-bail contracté pour la reprise de la société.

"Je n'ai pas eu d'autre alternative pour tenter de sauver l'entreprise et ses emplois", a expliqué à Reuters Laurent Spanghero. "L'activité n'est pas encore au rendez-vous et le crédit-bail est trop élevé par rapport au chiffre d'affaires que nous réalisons aujourd'hui. Mais je ne parviens pas à convaincre les crédit-bailleurs, la Banque publique d'investissement et les autres banques de revoir son montant".

Le dirigeant de La Lauragaise indique avoir trouvé "deux pistes" pour la reprise de son entreprise de viande et de plats cuisinés, dont un "repreneur sérieux", refroidi lui aussi par le montant du crédit-bail.

"Si les banques nous suivaient, le repreneur serait intéressé et l'on pourrait sauver l'entreprise", assure-t-il.

Laurent Spanghero avait repris avec La Lauragaise 100 des 240 salariés de l'ex-Spanghero liquidée en avril 2013 après avoir été désignée comme la principale responsable du scandale européen de la viande de cheval vendue pour du boeuf.

(Johanne Decorse, édité par Yves Clarisse)

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  • M6703835 le mardi 27 mai 2014 à 15:49

    Continuez à arnaquer les consommateurs, à les prendre pour des idiots, vous le paierez tres cher...

  • bigot8 le mardi 27 mai 2014 à 15:06

    vive la France