L'ex-président péruvien Humala dans le collimateur de la justice

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    LIMA, 12 novembre (Reuters) - Les procureurs péruviens 
disent disposer d'éléments suffisants  pour déclarer 
l'ex-président Ollanta Humala coupable de blanchiment d'argent, 
l'accusant d'avoir accepté des fonds illicites versés par des 
entreprises brésilienne et vénézuélienne du BTP, a fait savoir 
vendredi le parquet général. 
    Un magistrat a accédé à la demande des procureurs d'ordonner 
à Ollanta Humala de verser 50.000 soles (14.670 dollars) de 
caution pour s'assurer qu'il comparaîtra bien devant la justice 
et coopérera à l'enquête sur le blanchiment d'argent qui a été 
ouverte peu après la fin de son quinquennat en juillet. 
    Humala a démenti à plusieurs reprises toute malversation et 
assure qu'il coopérera pleinement avec les procureurs. 
    Le procureur German Juarez dit disposer "d'éléments sérieux 
et fondés en vue d'une condamnation", au nombre desquels des 
documents et des dépositions de témoins et d'informateurs. 
    Pour autant, les procureurs n'ont pas encore fait inculper 
Humala, ancien officier de l'armée qui fut naguère un allié du 
défunt président vénézuélien Hugo Chavez avant de remporter la 
présidentielle de 2011 sur un programme de gauche plus modéré. 
    Selon German Juarez, Humala a accepté des fonds illicites de 
deux sociétés du BTP, Odebrecht et OAS, pour financer ses 
campagnes présidentielles de 2006 et 2011. Ces deux entreprises 
nient avoir commis quoi que ce soit d'illégal. 
 
 (Mitra Taj; Eric Faye pour le service français) 
 
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