L'ex-président de Volkswagen Piëch refuse de parler aux députés

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    HAMBOURG/BERLIN, 11 février (Reuters) - L'ex-président du 
directoire puis du conseil de surveillance de Volkswagen 
 VOWG_p.DE  Ferdinand Piëch refuse de s'exprimer devant la 
commission parlementaire chargée d'enquêter sur le rôle éventuel 
des autorités allemandes dans le scandale du trucage des 
émissions polluantes du groupe automobile, a déclaré son avocat. 
    Piëch a déjà livré son témoignage à des juristes du cabinet 
américain Jones Day en avril de l'an dernier, puis en décembre 
au parquet de Brunswick, dont dépend le siège social de 
Volkswagen, a-t-il expliqué.  
    "Ces déclarations étaient uniquement destinées aux 
enquêteurs de Jones Day et au parquet, respectivement. Elles 
n'étaient pas destinées aux médias publics", a dit Gerhard 
Strate dans un communiqué envoyé par courrier électronique. 
    Il a ajouté que Ferdinand Piëch n'avait pas l'intention de 
"s'exprimer en public sur les informations qui circulent au 
sujet du contenu supposé de ses auditions". 
    La commission d'enquête parlementaire a exprimé son 
intention de convoquer Ferdinand Piëch. Son président n'a pas 
répondu à des demandes de commentaire sur le refus de témoigner 
de ce dernier. 
    Le journal Bild am Sonntag a rapporté dimanche dernier que 
Piëch avait informé plusieurs administrateurs du groupe des 
soupçons de trucage des tests anti-pollution aux Etats-Unis six 
mois avant que n'éclate le scandale en septembre 2015. 
    Piëch n'a pas commenté l'information.  
    L'article du Bild am Sonntag précisait que Piëch avait 
évoqué le sujet avec Martin Winterkorn, alors président du 
directoire de Volkswagen, en mars 2015 avant d'informer des 
membres du comité de direction du conseil de surveillance.  
    Ferdinand Piëch a été évincé de la présidence du conseil de 
surveillance en avril 2015. 
    Volkswagen a déclaré mercredi envisager des mesures à 
l'encontre de Piëch à la suite de la publication de ces 
informations, réfutées depuis par plusieurs représentants des 
salariés au conseil de surveillance ainsi que par Stephan Weil, 
le représentant au conseil du Land de Basse-Saxe, deuxième 
actionnaire du groupe.   
    La commission d'enquête parlementaire doit entendre jeudi 
prochain Stephan Weil ainsi que le ministre des Transports, 
Alexander Dobrindt. 
    Elle a entendu le mois dernier Martin Winterkorn, qui a 
démenti avoir été informé de l'existence du dispositif de 
trucage des tests anti-pollution bien avant septembre 2015. 
     
 
 (Jan Scwartz et Andreas Cremer; Marc Angrand pour le service 
français) 
 

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