L'ex-président de l'OM Jean-Claude Dassier mis en examen

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L'EX-PRÉSIDENT DE L'OM JEAN-CLAUDE DASSIER MIS EN EXAMEN
L'EX-PRÉSIDENT DE L'OM JEAN-CLAUDE DASSIER MIS EN EXAMEN

MARSEILLE (Reuters) - Jean-Claude Dassier a été mis en examen pour des faits supposés d'abus de biens sociaux dans le cadre d'une affaire financière touchant l'Olympique de Marseille, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

L'ancien président de l'OM, entre 2009 et 2011, a été mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en 2011 pour "blanchiment, abus de biens sociaux, association de malfaiteurs, extorsion de fonds en bande organisée et recel".

Il a été entendu pendant plus de six heures mercredi au palais de justice de Marseille, où il s'est rendu accompagné de deux de ses avocats, par le juge Guillaume Cotelle.

Jean-Claude Dassier avait été placé en garde à vue au mois de novembre l'an dernier, en même temps notamment que deux autres présidents du club, Pape Diouf et Vincent Labrune, puis relâché sans qu'aucune charge ne soit retenue à son encontre.

Au mois de janvier, la justice avait entendu l'ancien directeur sportif de l'OM José Anigo, ainsi que des intermédiaires et des agents de joueurs. Toutes les personnes entendues étaient ressorties libres au terme de leur garde à vue.

Au total, une vingtaine de personnes gravitant autour du club marseillais ont été entendues dans le cadre de cette enquête qui cible quatorze transferts présumés frauduleux au sein de l'OM.

Une série de perquisitions avaient été effectuées en janvier 2013 au centre d'entraînement du club. Les enquêteurs avaient alors saisi des documents relatifs à des transferts de joueurs à l'OM, dont celui de l'international français André-Pierre Gignac, parti cet été pour le club mexicain des Tigres de Monterrey.

Le transfert de ce dernier en août 2010 de Toulouse à Marseille, pour une somme évaluée à 20 millions d'euros, avait été réalisé sous l'autorité de Jean-Claude Dassier et validé par Vincent Labrune, alors président du conseil de surveillance.

La justice soupçonne le versement de rétrocommissions à des personnes proches du grand banditisme. L'enquête est menée par la sous-direction de la lutte contre le crime organisé et la délinquance financière et la police judiciaire de Marseille, notamment.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Marine Pennetier)

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