L'ex-PDG de l'Oréal obtient la fermeture d'un snack de montagne

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À Val d'Isère, le feuilleton juridique durait depuis 2008. La décision de justice vient d'être rendue. Elle s'accompagne «de la démolition de l'extension de la terrasse» du snack.

Le tribunal d'Albertville (Alpes françaises) a ordonné mardi la fermeture d'un snack dans la station de ski de Val-d'Isère à la demande de l'ancien PDG de L'Oréal Lindsay Owen-Jones, incommodé par les odeurs de friture, selon l'avocate de la gérante de l'établissement. Celle-ci a deux mois pour se conformer à cette décision qui s'accompagne «de la démolition de l'extension de la terrasse» du snack, a complété Me François Bern.

Ce contentieux avait défrayé la chronique en raison de l'identité du plaignant, Sir Lindsay Owen-Jones, PDG emblématique du géant mondial des cosmétiques de 1988 à 2006. Celui-ci, qui possède un appartement à Val d'Isère donnant sur l'établissement, au pied des pistes de ski, faisait état de nuisances olfactives dues aux odeurs de cuisine et de friture, ainsi que de nuisances sonores et visuelles. La gérante du snack «La cabane» avait présenté sa lutte pour le maintien de son commerce comme le combat de David contre Goliath.

Le tribunal d'Albertville ne l'a pas suivie dans cette voie en ordonnant la fermeture de l'établissement d'ici à deux mois, soit à la fin de la saison hivernale. Cette décision s'applique même en cas d'appel. «Il est hautement prévisible que l'on fera appel», a déclaré à l'AFP Maître Bern, «surpris» par la décision du tribunal.

Plus qu'une simple baraque à frites, comme la présentait la gérante, «La Cabane» est un véritable «restaurant» avec une terrasse de près de 150 m2 couverte par un chapiteau, installée sur une zone non constructible, sans déclaration d'ouverture et au mépris des règles sanitaires selon ses détracteurs. En 2008, les copropriétaires de la résidence avaient déjà tenté, sans succès, d'enjoindre le maire de Val d'Isère de fermer l'établissement, installé dans un local initialement destiné à la société des téléphériques.

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  • SaasFee le mercredi 25 mar 2015 à 10:19

    La France est elle un etat de droit ? Si oui, alors une construction illegale sans permis de construire n'a pas lieu d'etre. Si non, alors plaçons l'illegalité au dessus des lois. Et dans ce cas, les puissants pourront obtenir la destruction d'un batiment contruit avec permis et dans le respect de la legalité. Personellement, je prefere l'etat de droit. Bravo aux juges cette fois ci

  • M8603854 le mercredi 25 mar 2015 à 09:30

    7 ans pour faire cesser une nuisance illégale de surcroît. La justice est en forme!

  • mlemonn4 le mardi 24 mar 2015 à 22:28

    Oui à commencer par tous ces Mac Donald qui empestent tous les lieux! mais là aussi, il y a deux poids deux mesures; il y a celui qui a de l'argent et qui obtient tout avec l'aide de la justice de cette république bananière et puis il y a la chaine da la malbouffe qui fait des profits outranciers sur le dos des consommateurs en créant des petits boulots de merde pour planquer le chômage; alors les odeurs que les riverains subissen!; là encore c'est le pot de terre contre le pot de fer!

  • mpincon le mardi 24 mar 2015 à 19:27

    C'est surtout une construction illégale sans autorisation !Fermeture et destruction parfaitement logique dans ce cas .Appamée

  • frk987 le mardi 24 mar 2015 à 17:55

    Dire de rire essayez de vendre un logement au dessus d'un kébab ou d'un moules-frites;;;;vous me direz la décote.....c'est INVENDABLE, mais...on considère ça comme normal, on n'est pas tous PDG de l'OREAL, tiens une valeur à fuir......

  • frk987 le mardi 24 mar 2015 à 17:54

    Ben il y en aurait des commerces de ce type à fermer d'urgence dans les centres ville qui polluent la vie des riverains 365/365 et quasiment 24/24.

  • BUCDANY le mardi 24 mar 2015 à 17:32

    NORMAL , content car vraiment c était sans doute tres genant sans pas seulement pour lindsay mais d autres copropriétaires , dany