L'ex-infirmier de Liliane Bettencourt relaxé

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L'ANCIEN INFIRMIER DE LILIANE BETTENCOURT RELAXÉ
L'ANCIEN INFIRMIER DE LILIANE BETTENCOURT RELAXÉ

BORDEAUX (Reuters) - L'ancien infirmier de Liliane Bettencourt a été relaxé lundi par le tribunal de Bordeaux où il comparaissait pour "abus de faiblesse", accusé d'avoir profité de l'état de sa patiente pour obtenir un legs de dix millions d'euros.

Les magistrats ont suivi les réquisitions du parquet qui avait demandé il y a trois semaines la relaxe "pure et simple" pour cet homme de 65 ans qui avait tenté de se suicider en janvier, à la veille de l'ouverture du procès des abus de faiblesse.

A l'audience, Alain Thurin s'est présenté affaibli, diminué après cette tentative de suicide par pendaison qui l'avait plongé dans un coma profond.

L'homme qui s'était occupé à partir de 2010 de la milliardaire aujourd'hui âgée de 92 ans, pour un salaire mensuel de 18.000 euros nets, avait soutenu n'avoir jamais voulu de cet héritage, signé en mai 2011.

Le procureur Gérard Aldigé, constatant l'insuffisance d'éléments de preuves, avait souligné que "le doute [devait] profiter à l'accusé".

Le tribunal a estimé qu'"aucun témoignage ni élément matériel ne permet[tait] d'attester la volonté du prévenu de s'accaparer les biens" de l'héritière de L'Oréal.

Il a également été relaxé des accusations de complicité d'abus de faiblesse pour des faits qui ont valu à l'avocat Pascal Wilhelm, ancien mandataire de Liliane Bettencourt, et au notaire Patrice Bonduelle d'être condamnés en mai dernier.

Les deux hommes comparaissaient aussi pour complicité d'abus de faiblesse dans le volet concernant directement l'infirmier et ont été, comme lui, relaxés.

En mai, Pascal Wilhelm a été condamné pour abus de faiblesse à 30 mois de prison dont un an avec sursis, à une amende de 250.000 euros et au versement de 2,9 millions d'euros au titre des dommages et intérêts à la tutelle de la milliardaire.

Patrice Bonduelle a été condamné pour complicité du même chef à six mois de prison avec sursis et 80.000 euros d'amende.

Comme cinq autres des condamnés en première instance, ils ont fait appel et seront jugés du 10 au 27 mai 2016. Seul l'homme d'affaires Stéphane Courbit, condamné à 250.00 euros d'amende, n'a pas fait appel.

(Claude Canellas, édité par Gregory Blachier)

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