L'ex-femme de Marc Dutroux autorisée à sortir de prison

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LA JUSTICE BELGE AUTORISE L?EX-FEMME DE MARC DUTROUX À SORTIR DE PRISON
LA JUSTICE BELGE AUTORISE L?EX-FEMME DE MARC DUTROUX À SORTIR DE PRISON

par Ben Deighton

BRUXELLES (Reuters) - Michelle Martin, l'ex-femme et complice du pédophile belge Marc Dutroux, a été autorisée mardi à sortir de prison par la Cour de cassation qui a rejeté les pourvois formés contre sa remise en liberté conditionnelle.

La plus haute instance judiciaire du pays a validé la décision rendue fin juillet par le tribunal d'application des peines de Mons, qui s'était prononcé pour sa libération conditionnelle dans un couvent.

Le procureur général et les familles de victimes avaient fait appel de cette décision qui a soulevé un tollé en Belgique.

Michelle Martin, qui a purgé 16 des 30 ans de prison auxquels elle a été condamnée, devrait être libérée dès ce mardi soir, a dit son avocat, Thierry Moreau.

Elle sera transférée dans un couvent belge de Malonne, à 60 km au sud-est de Bruxelles, qui a accepté de la recevoir. Compte tenu du risque de manifestations contre sa libération, la police n'a pas précisé dans quelles circonstances elle y serait conduite.

Les crimes de Marc Dutroux, arrêté en 1996 puis reconnu coupable de l'enlèvement et du viol de six fillettes, dont deux ont été tuées de ses mains tandis que deux autres sont mortes de faim, continuent à hanter la Belgique. Il a été condamné à la prison à perpétuité.

La Cour de cassation a estimé qu'aucun obstacle ne s'opposait à la libération conditionnelle de Michelle Martin. En Belgique, les détenus ayant effectué un tiers de leur peine peuvent bénéficier d'une remise en liberté conditionnelle s'ils répondent à certaines conditions.

Mais une dizaine de manifestants ont exprimé leur colère devant le bâtiment, deux d'entre eux portant une banderole appelant à "pendre les pédophiles".

Le maire de Namur, dont dépend la commune de Malonne, a déclaré lundi soir n'avoir aucun moyen de s'opposer à la venue de Michelle Martin dans le couvent des Soeurs clarisses. Maxime Prévot a ajouté que la police se préparait à faire face à d'éventuels troubles.

Henri-Pierre André et Jean-Philippe Lefief pour le service français

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