L'ex-chef du PC chinois à Canton exclu du parti pour corruption

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PEKIN, 9 octobre (Reuters) - L'ancien chef du Parti communiste à Canton, dans le sud de la Chine, a été exclu du parti après avoir été accusé d'extorsion, de corruption et de "visites dans des clubs privés", rapportent jeudi les médias officiels chinois. Une enquête a été ouverte en juin à l'encontre de Wan Qingliang pour "graves infractions disciplinaires", l'expression couramment employée par les autorités chinoises pour désigner des soupçons de corruption. ID:nL6N0P825V Son cas va désormais être transmis au ministère public pour qu'il engage des poursuites, a précisé Chine nouvelle. "Wan Qingliang a utilisé sa position pour rechercher des avantages pour des tierces personnes, a extorqué des fonds, a reçu et donné de grandes quantités de pots-de-vin (...) et a visité à de nombreuses reprises des clubs privés", souligne l'agence officielle de presse chinoise. Les clubs privés sont l'une des cibles de la vaste campagne contre la corruption lancée par le président chinois Xi Jinping car ils sont perçus comme des lieux où sont discrètement conclus des accords douteux. Capitale de la province méridionale du Guangdong, Canton est l'une des plus grandes villes de Chine. Le chef du Parti communiste dans la province, Hu Chunhua, est considéré comme un prétendant à la direction du pays à l'avenir. (Ben Blanchard; Bertrand Boucey pour le service français)

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