L'ex-1 % Logement fait sa révolution pour construire davantage

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L’organisme va regrouper les vingt organismes chargés de la collecte du 1 % logement pour la rendre plus efficace.

C’est le jour J pour Action Logement, l’ex-1 % Logement. Mercredi 3 juin, l’assemblée générale de l’organisme paritaire géré par le patronat et les syndicats entérine une réforme d’envergure. Jusqu’ici, vingt comités interprofessionnels du logement (CIL), qui sont filiales d’Action Logement, se faisaient concurrence pour collecter les 0,45 % de la masse salariale que les entreprises de plus de vingt salariés doivent verser pour construire des logements sociaux. À présent, cette mission sera assumée par une seule entité qui va absorber ces vingt CIL.

L’objectif de cette petite révolution? «Ramener les coûts de cette collecte qui atteint 1,8 milliard d’euros à 10 %, contre 20 % aujourd’hui et réorienter les efforts pour rendre plus de services aux entreprises qui cotisent», explique un proche d’Action Logement. Par exemple, dans la nouvelle organisation, les salariés des PME auront autant accès que ceux des grands groupes à des logements à louer dans des conditions préférentielles. Ou l’ex- 1 % Logement, qui est propriétaire de 900 000 logements sociaux et intermédiaires, tentera d’apporter un service cousu main pour les expatriés qui doivent se réinstaller au retour de leur mission à l’étranger.

Des objectifs ambitieux

Cette réforme touchera aussi les 80 organismes HLM, propriété des vingt CIL. Ils seront regroupés dans un seul pôle où Action Logement pourra dicter sa volonté plus facilement. «L’ex-1 % Logement n’était pas suivi quand il demandait au réseau de vendre 9 000 à 10 000 logements par an pour réinvestir le produit de ces ventes (1 milliard d’euros à peu près) dans la construction de nouveaux logements. Désormais, il pourra le faire», estime un expert. En tout cas, l’ex-1 % Logement affiche des objectifs ambitieux: arriver à bâtir 70 000 logements par an, contre 35 000 actuellement.

Si Action Logement a décidé de faire sa mue, c’est qu’il se sentait en grand danger. «L’action de ce réseau est illisible, inéquitable et peu efficace, glisse un spécialiste du dossier. Or il gère un budget conséquent. S’il ne se réformait pas, le risque serait que l’État, toujours à la recherche de ressources, ne mette la main sur son pactole.» Cette nouvelle organisation sera mise en place fin 2015 ou début 2016. Même si l’ex-1 % Logement a promis de faire cette évolution sans licenciement, les 12 000 salariés s’interrogent sur leur évolution. Quant aux dirigeants des CIL (président et directeurs généraux), ils savent qu’ils perdront en autonomie. C’est le prix du changement.

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  • M1945416 le mercredi 3 juin 2015 à 09:07

    20 organismes chargés de la collecte , 20% des sommes collectés partent en frais de collecte … sans commentaire