L'évaluation des pesticides est à revoir

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Les vers de terre utilisés pour tester leur toxicité ne vivent pas dans les sols cultivés.

Évaluer les risques liés aux pesticides, notamment sur la biodiversité, c'est bien. Le faire avec les espèces concernées, c'est mieux. Dans une étude publiée par la revue Chemosphere,Céline Pelosi*, chercheuse au laboratoire d'écotoxicologie du sol de l'Inra, montre que l'espèce de vers de terre Eisenia fetida qui sert de cobaye pour les tests d'homologation des pesticides est plus résistante aux pesticides que deux autres espèces qui se trouvent pourtant communément dans les sols cultivés: Aporrectodea caliginsaet Lumbricus terrestris. L'espèce actuellement utilisée pour les tests d'homologation n'est en fait pas présente dans ces sols. «On les trouve plutôt dans des matières organiques telles que le fumier ou le compost», poursuit la chercheuse.

Dans les procédures d'agrément de mise sur le marché d'une molécule active, il faut notamme...



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