L'Europe veut aller plus loin sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre

le
0
Les militants écologistes ont estimé que les mesures européennes contre les émissions de gaz à effet de serre manquent actuellement d?ambition.
Les militants écologistes ont estimé que les mesures européennes contre les émissions de gaz à effet de serre manquent actuellement d?ambition.

Le Vieux Continent pourrait prendre de nouvelles mesures afin de réduire les émissions de dioxyde de carbone provenant des voitures.



Les nouvelles règles proposées mercredi par la Commission Européenne visent à réduire de 30 % les émissions moyennes des véhicules neufs. Celles-ci ne devront plus dépasser les 95 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre parcouru, soit tout de même 40 de moins qu'aujourd'hui et 35 de moins qu'en 2015. Les propositions de Bruxelles devront maintenant être acceptées par les États membres et le Parlement européen, ce qui est loin d'être acquis, surtout quand on connaît la force du lobby des constructeurs automobiles et si l'on s'en réfère aux vives oppositions générées par la taxe carbone européenne dans le secteur aérien.


Citée par nos confrères du site Euractiv.com, la Commissaire européenne à l'Action pour le climat Connie Hedegaard a évoqué des objectifs « ambitieux, mais réalisables », comptant manifestement sur l'intérêt économique que ces nouvelles dispositions pourraient susciter chez les consommateurs. « Nous proposons une réglementation juste et équilibrée », a-t-elle poursuivi.



Réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre ne fait pas l'unanimité


Le renforcement de la lutte contre la pollution atmosphérique et le changement climatique ne plaît cependant pas à tout le monde. Les voix de plusieurs grands acteurs de l'automobile se sont en effet déjà élevées contre ces propositions, estimant que les nouveaux objectifs iront de pair avec des investissements trop lourds à porter dans la recherche, le développement et le renouvellement des usines. Une thèse qu'a rapidement réfutée la Commissaire européenne, qui a rappelé que les constructeurs avaient déjà haussé le ton pour les objectifs de 2015, mais sont en avance sur la courbe de chiffres prévus.


Les militants écologistes ont de leur côté dénoncé la frilosité de Bruxelles. A l'image de Greenpeace qui a reproché à la Commission de baser ses ambitions chiffrées sur les émissions moyennes du parc automobile européen, en ne faisant qu'une simple moyenne, offrant ainsi aux constructeurs la possibilité de concevoir des voitures encore plus polluantes en contrepartie de ventes de voitures à faibles émissions de CO2.


Il reste qu'au total, les nouveaux desseins continentaux, pour peu que le Parlement et les Etats-membres y souscrivent, pourraient permettre une économie annuelle de carburant de 30 milliards d'euros, créer de nouveaux emplois et réduire les importations de carburant de 160 millions de tonnes chaque année. Impressionnant?


Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant