L'Europe termine en forte baisse, la Bourse de Paris cède 2,79%

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/NEW YORK (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse vendredi, un repli dû à la conjonction des inquiétudes pour la croissance chinoise, de l'approche de la réunion de la Réserve fédérale américaine et du regain de tension observé dans plusieurs pays émergents.

À Paris, le CAC 40 a terminé sur un recul de 2,79% (119,49 points) à 4.161,47. A Londres, le Footsie a cédé 1,62% et à Francfort, le Dax a abandonné 2,48%.

L'indice EuroStoxx 50 a abandonné 2,85% et le FTSEurofirst 300 2,44%.

Quant à l'indice de volatilité de l'EuroStoxx, considéré comme un baromètre de l'état de nervosité des investisseurs, il a bondi de 19,5% sur la journée.

Sur l'ensemble de la semaine, le FTSEurofirst 300 a perdu 3,34% et le CAC 40 3,84%, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis celle du 17 au 21 juin.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street perdait plus de 1% tandis que l'indice de volatilité VIX prenait plus de 17%.

La Réserve fédérale se réunit mardi et mercredi prochains et nombre d'investisseurs estiment qu'elle pourrait décider d'une nouvelle réduction de 10 milliards de dollars de ses achats mensuels de dette sur les marchés.

Parallèlement, les motifs de préoccupations liées aux pays émergents se multiplient : aux signes de ralentissement de la croissance en Chine sont venus s'ajouter ces derniers jours les tensions politiques en Ukraine, la chute de la livre turque puis celle du peso argentin après l'abandon par Buenos Aires de sa politique de soutien à sa devise.

Cette situation rappelle celle de juin, lorsque la chute brutale des marchés émergents avait entraîné les marchés développés dans leur sillage.

L'indice MSCI des émergents recule de 1,42%, portant à près de 10% sa baisse depuis octobre.

Sur le marché des changes, le dollar se stabilise après avoir perdu jeudi 0,9% - sa plus mauvaise performance en trois mois - face à un panier d'autres grandes devises. La livre sterling, elle, souffre des dernières déclarations de Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, qui a douché les anticipations d'une remontée prochaine des taux au Royaume-Uni.

L'aversion au risque favorise les monnaies des pays affichant un excédent courant, comme le yen japonais ou le franc suisse. Elle profite aussi aux emprunts d'Etat allemands, et dans une moindre mesure aux Treasuries américains, dont le rendement à 10 ans a touché un plus bas de huit semaines sous 2,75%.

Les rendements français, eux, varient peu (autour de 2,38% à 10 ans) avant la publication de la dernière revue de la note souveraine de Paris par Moody's, attendue à 22h00.

L'or, lui, a touché un plus haut depuis plus de deux mois tandis que le pétrole recule dans le sillage des actions et des marchés émergents.

Marc Angrand pour le service français

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