L'Europe songe à un mécanisme de supervision d'une trêve à Gaza

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par Louis Charbonneau NATIONS UNIES, 23 août (Reuters) - La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne songent à proposer à l'Onu la création d'un mécanisme de supervision d'un éventuel cessez-le-feu entre Israéliens et Palestiniens dans la bande de Gaza, a déclaré vendredi un haut diplomate britannique. Cette proposition apparaît dans un projet de résolution sur lequel travaillent les trois puissances en vue de le soumettre éventuellement au Conseil de sécurité des Nations unies. "Les trois pays européens discutent avec d'autres membres du conseil des éléments d'une résolution", a dit le représentant permanent de la Grande-Bretagne à l'Onu, Mark Lyall Grant, président du Conseil de sécurité en août. "Nous espérons que le conseil se rassemblera autour d'un seul projet de résolution susceptible d'être adopté rapidement", a-t-il ajouté. "C'est ce sur quoi nous travaillons." L'un des points principaux de ce texte dont Reuters a eu connaissance appelle le Conseil à "créer une mission internationale de surveillance et de vérification" en cas de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, où Israël a lancé le 8 juillet l'opération "Bordure protectrice" pour mettre fin à des tirs de roquettes en direction de son territoire. Cette mission serait notamment chargée d'enquêter sur d'éventuelles violations de la trêve et de les signaler au conseil, de faciliter les entrées et les sorties de la bande de Gaza, aussi bien en ce qui concerne les individus que les marchandises, et de faire office d'intermédiaire entre les différentes parties. La Jordanie, actuellement membre du Conseil de sécurité, a déjà soumis son propre projet de résolution pour appuyer une éventuelle trêve mais il ne prévoit pas de mécanisme de supervision, ce qui, de l'avis de diplomates à l'Onu, était déjà l'un des principaux manques de la résolution adoptée en 2009 par le conseil après le précédent conflit dans la bande de Gaza. "Nous identifions clairement ce que doit contenir toute résolution", a dit Mark Lyall Grant. Il a notamment évoqué un "mécanisme international et crédible de surveillance et de vérification". "Elle devrait (...) exposer clairement les paramètres pour un cessez-le-feu viable, c'est-à-dire qu'il ne doit pas y avoir de retour au statu quo ante et que toute résolution contribue à faire en sorte que la crise ne se réveille pas à nouveau quelques mois ou quelques années plus tard", a-t-il ajouté. Selon des diplomates, cette mission pourrait être mise sur pied par l'Onu ou par l'Union européenne. (Bertrand Boucey pour le service français)

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