L'Europe pourrait enterrer Sivens

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L'Europe pourrait enterrer Sivens
L'Europe pourrait enterrer Sivens

L'avenir du projet de barrage de Sivens (Tarn) est sans doute en train de se jouer... à Bruxelles. Selon la chaîne parlementaire LCP, la Commission européenne va lancer une procédure d'infraction contre la France pour violation des directives environnementales sur ce dossier. Contacté hier soir, le porte-parole du commissaire européen à l'Environnement affirme qu'une enquête préliminaire est en cours, que la Commission est « en train d'étudier le dossier et de contrôler s'il respecte le droit communautaire », mais que « la procédure [d'infraction] n'a pas encore été lancée ». Si cette menace contre la France est mise à exécution, la construction de la retenue d'eau risque d'être sérieusement compromise.

D'abord parce que le barrage doit être financé à plus de 20 % par l'Europe par le biais du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). « Si l'Europe engage une procédure contre la France, les fonds européens seront suspendus et le projet sera enterré », prédit l'ancienne eurodéputée écologiste du Sud-Ouest Catherine Grèze, qui a interpellé cinq fois la Commission européenne sur ce dossier depuis 2011, estimant que le projet n'était pas conforme au droit européen. Selon nos informations, la Commission européenne a demandé dès novembre 2013 à la France de « lui fournir les informations nécessaires » pour s'assurer que les exigences de la directive européenne sur l'eau n'étaient pas menacées par la réalisation de ce projet. Le 24 février dernier, Catherine Grèze a adressé une nouvelle question écrite à Bruxelles, estimant que ce projet ne peut pas « être maintenu alors qu'il est totalement contraire aux textes européens du fait de la destruction de 13 ha de zone humide ».

Depuis la mort du jeune manifestant écologiste Rémi Fraisse, le 26 octobre, les travaux sont suspendus dans le Tarn. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a envoyé trois experts sur place pour ...

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  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:28

    L'Insee, compte 23,8 millions de salariés au 31/12 2013... les 7 millions de vrais et faux fonctionnaires représentent 29,4 % du total, près d'un salarié sur trois ! La plupart de nos concitoyens pensent que les « foncs » pèsent 20 % du monde salarial, 1 employé sur 5, ce qui est déjà énorme en soi. En vérité en se débarrassant des œillères mafieuses officielles, on comprend mieux pourquoi ce chiffre de 20 % est répété à satiété. 1 sur 5, c'est trop, mais tellement moins et mieux que 1 sur 3 !!!

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:28

    Ils ne sont recensés dans aucune étude et, à notre connaissance, aucun "rapport" ne les analyse ; le vrai chiffre tourne autour du million et plutôt plus que moins, nous allons rester dans le bas de la fourchette et retenir le chiffre de 800 000, ce qui nous conduit à un total général de 7 millions de salariés, vrais et faux fonctionnaires, tous payés par des fonds publics, c'est-à-dire par les contribuables corvéables !...

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:27

    Qqs élèves de l'ENA(promo/2009), ns éclairent: ils ont pondu une note sur le monde associatif, dont le projet est articulé à l'action publique (dit avec l'élégance administrative qui convient), et découvert qu’elles représentent 15 % des associations qui sont de l'ordre de 1 million, mais surtout, 83 % de leur budget cumulé et la quasi-totalité de leurs emplois salariés. Ceci datant de 2007-2008, on imagine, vu les dérives des collectivités locales, l'aggravation du système mafieux

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:27

    Il existe une autre catégorie de sous-foncs, rémunérée par des fonds publics, soit 700 000 à 1 million de citoyens, employés par des "organismes privés à financement public dominant" (selon la formule du rapport), qui sont dans l'enseignement privé, la santé, la protection sociale, les associations, tous dépendants de l'État ou des collectivités locales, « organismes privés chargés d'une mission de service public", associations subventionnées, souvent à fonds perdus, par nos collectivités locale

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:26

    Ils sont à la SNCF, la RATP, La Poste, à la Banque de France, Airbus, Areva ou à France Télévision. Ces fonctionnaires déguisés ne changeraient pour rien au monde, car ils échappent aux inconvénients de la fonction publique, comme l'obligation de mutations antipathiques. Ces super privilégiés, non-fonctionnaires, mais payés par des fonds publics, sont environ 700 000, selon ce "rapport annuel", ce qui, ajouté à nos 5,5 millions, fait déjà un total (provisoire) de 6,2 millions.

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:25

    Sauf que ces chiffres ne tiennent pas compte des faux fonctionnaires, des ersatz de fonctionnaires, des simili-fonctionnaires, des nombreux régiments de salariés qui sont payés avec de l'argent public et qui sont, au bas mot, 1,5 million à dépendre des contribuables. Ils n'ont pas le statut de la fonction publique mais bénéficient souvent des mêmes avantages et parfois de qqs autres en plus, en particulier de régimes spéciaux en or massif.

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:25

    Fonctionnaires: les chiffres qui tuent…deux façons d'étudier ce monde: L'officielle et l'autre, consistant à ajouter les salariés payés par les services publics, aux 5,5 millions de fonctionnaires : 2,44 dans la fonction publique d'État, 1,91 dans la territoriale et 1,15 dans l'hospitalière, derniers chiffres connus de l'Insee à la date du 31 décembre 2012, chiffres confirmés par le "rapport annuel sur l'état de la fonction publique" dans l'édition 2014.

  • M7817796 le mercredi 19 nov 2014 à 10:42

    Exact. Les députés qui ne représentent que des intérêts particuliers n'ont pas fait le boulot. Le parlement est inutile. Pire, loin de représenter le peuple il est là pour le faire taire.

  • remimar3 le mercredi 19 nov 2014 à 09:14

    Le gestionnaire de la France (notre ex-président) n'aura plus guère de recours face à une privation de ressources. Il eut mieux valu favoriser la concertation locale avant qu'il ne soit trop tard, comme ça se fait dans beaucoup de pays. Encore une fois nos politiques, qui revendiquent le cumul des mandants pour rester proches des administrés, ont mis à jour une nouvelle face de leur inefficacité dans ce domaine.

  • charleco le mercredi 19 nov 2014 à 09:05

    Bruxelles réinvente l'union soviétique et Hollande et ses sbires en sont les prophètes.