L'Europe pose un ultimatum à la Grèce

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L'Europe pose un ultimatum à la Grèce
L'Europe pose un ultimatum à la Grèce

Les négociations entre l'Europe et la Grèce ont tourné court hier à Bruxelles. Plutôt qu'un assouplissement des conditions de remboursement de la dette grecque, l'Europe est restée ferme et a lancé au pays un ultimatum. Le nouveau gouvernement hellénique de la gauche radicale, dirigé par Alexis Tsipras, a une semaine pour accepter une extension de son programme actuel d'aide financière, qui doit en principe se terminer à la fin du mois.

Le deal proposé par les 18 autres pays de l'Eurogroupe aux Grecs est simple : acceptez d'abord nos exigences et discutons ensuite des possibilités d'assouplissement. « Le gouvernement grec doit s'engager sur le fait qu'il accepte les principaux éléments du programme », a prévenu Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe. Une proposition vigoureusement refusée par Athènes, qui a jugé cette exigence absurde et inacceptable. « Nous ne demanderons aucune extension, nous avons un mandat du peuple pour aller jusqu'au bout, écrit sur son compte Twitter Panos Kammenos, le ministre de la Défense et dirigeant du parti des Grecs indépendants. Les Grecs tous ensemble disent non. On ne nous fera pas de chantage. »

Yanis Varoufakis joue l'apaisement

Résultat, c'est l'impasse, aux conséquences potentiellement dramatiques. Sans accord, en effet, la Grèce se prive de 240 MdsEUR de prêts indispensables pour éviter la faillite. « Je suis de plus en plus inquiet, reconnaît Philippe Gudin, chef économiste de la Barclays. Le gouvernement grec est pris au piège par les engagements qu'il a pris auprès de son peuple, et l'Europe reste intraitable. Même si ce scénario est catastrophique, nous sommes à deux doigts d'une sortie de la Grèce de la zone euro. Avec le risque que cela crée un précédent pour d'autres pays. »

Une hypothèse à laquelle Dimitri Uzunidis, professeur d'économie à l'université du Littoral-Côte d'Opale, ne croit pas : « Chacun essaie de gagner du temps. On ...

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  • zerathef le mardi 17 fév 2015 à 09:41

    La Grece va comprendre cette semaine que les cheques en blanc c’est fini. Maintenant il faut rembourser et a tout le moins avoir des finances publiques qui ne sont plus deficitaires. Grexit : oui si le pays ne fait pas ce qu’il faut pour rester dans l’euro.

  • gael3500 le mardi 17 fév 2015 à 08:03

    Ah non, c'est la Grèce qui pose un ultimatum à l'Europe.