L'Europe, pilier de la politique sarkozyste

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Nicolas Sarkozy au parlement européen, en 2008.
Nicolas Sarkozy au parlement européen, en 2008.

La fibre européenne de l'ancien président n'a jamais été prise en défaut. Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa est le fils d'un immigré hongrois. Les racines de la famille de sa mère sont plantées à Salonique, en Grèce. Marié à une Italienne, les trois fenêtres de son bureau dans le quartier de l'Europe à Paris donnent sur la rue de Lisbonne. En face de l'immeuble où il s'est installé en juin 2012 prospère un bar-tabac à l'enseigne du Café de l'Europe ! Voilà pour les symboles. Mais une religion ne repose pas sur les rites, elle ne s'entretient que grâce à la foi qu'on lui manifeste... La première grand-messe publique remonte à 1999. Philippe Séguin, dans une de ses célèbres bouderies-crises de nerfs, abandonne la chasuble de tête de liste du RPR pour les élections européennes. Banni de la chiraquie pour cause de trahison lors de la présidentielle de 1995, Nicolas Sarkozy comprend qu'il peut sortir de son splendide isolement. Il se jette dans la bataille, bat les estrades, porte la bonne parole dans les médias. Avec 12,82 % des voix, il est devancé par la liste Pasqua-Villiers (13,05 %) ainsi que par celle du PS menée par un certain François Hollande, qui l'emporte avec 21,95 % des voix. Qu'importe, le député-maire de Neuilly est convaincu que l'avenir de la France est indissolublement lié au destin de l'Europe. Il n'en démordra jamais. "Le retour de la France en Europe" En mars 2005, alors qu'il préside le parti majoritaire, Sarkozy pose en...

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