L'Europe ne peut plus accueillir autant de migrants, dit Valls

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 (Actualisé avec porte-parole du gouvernement) 
    PARIS, 25 novembre (Reuters) - L'Europe doit dire qu'elle ne 
peut plus accueillir autant de migrants, estime le Premier 
ministre français Manuel Valls, pour lequel un strict contrôle 
des frontières est essentiel pour préserver l'avenir de l'Union 
européenne.     
    Dans le cadre du plan européen de relocalisation des 
migrants qui affluent aux frontières de l'Europe, la France a 
décidé d'accueillir un maximum de 30.000 demandeurs d'asile en 
deux ans.   
    "L'Europe doit dire qu'elle ne peut plus accueillir autant 
de migrants, ce n'est pas possible. Le contrôle des frontières 
extérieures de l'UE est essentiel pour le futur de l'UE : si 
nous ne le faisons pas, alors les peuples vont dire : ça suffit 
l'Europe !", a déclaré Manuel Valls lors d'une rencontre avec 
des journalistes européens, mardi à Matignon.      
    "L'Europe doit trouver des solutions pour que les migrants 
soient pris en charge dans les pays voisins de la Syrie,   
sinon, l'Europe met en question sa capacité de contrôler 
efficacement ses frontières", a aussi déclaré Manuel Valls, dont 
les propos ont été transmis mercredi par ses services. 
    Le porte-parole du gouvernement a jugé qu'il n'y avait "rien 
de nouveau" dans les propos du Premier ministre, qui ne doivent 
selon lui pas être interprétés comme un durcissement. 
    "Il n'y a aucun changement", a dit Stéphane Le Foll lors du 
compte rendu du conseil des ministres. "La position du Premier 
ministre est parfaitement en ligne avec la position qui a 
toujours été celle de la France". 
    "On a des principes et des valeurs, le droit d'asile et son 
respect, mais on a aussi affirmé (...)(qu')il ne pouvait pas y 
avoir de règlement de moyen et de long termes de cette question 
si l'on n'est pas ferme sur le fait que tous ceux qui ne 
relèvent pas du principe du droit d'asile ne pourront pas être 
accueillis en Europe", a-t-il ajouté. 
    Le sujet des réfugiés devrait être au menu du dîner entre 
François Hollande et Angela Merkel, mercredi à Paris. 
    La chancelière allemande fait l'objet de pressions de plus 
en plus intenses de la part de l'aile droite de son parti qui 
lui reproche d'avoir autorisé des centaines de milliers de 
migrants et de réfugiés à pénétrer dans son pays ces derniers 
mois. 
 
 (Elizabeth Pineau et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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