L'Europe ne doit pas avoir peur d'Athènes, dit Tsipras

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ROME, 3 février (Reuters) - Athènes ne souhaite pas diviser l'Europe en demandant un nouvel accord sur sa dette et la Grèce est prête à écouter toute proposition alternative, a déclaré mardi le Premier ministre grec Alexis Tsipras. À Rome, où il a rencontré son homologue italien Matteo Renzi, Alexis Tsipras a fustigé l'échec des mesures d'austérité imposées à la Grèce dans le cadre du plan d'aide qui lui a été octroyé. La Grèce, a-t-il dit, souhaite un nouveau plan qui n'implique pas les contribuables européens. "Les citoyens européens et les créanciers européens ne doivent pas avoir peur du nouveau gouvernement grec", a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec Matteo Renzi. Ils auraient cependant de quoi avoir peur si cette politique de dette menant à l'impasse devait perdurer a déclaré le chef du gouvernement grec, "une politique qui aurait pour effet de faire gonfler la dette mathématiquement et mener tôt ou tard à son refinancement par de nouveaux prêts." Le ministre français des Finances Michel Sapin a mis en garde la Grèce contre toute tentation d'opposer Paris et Berlin sur la question de sa dette, déclarant que le règlement de sa crise passait par un accord franco-allemand tout autant que par le respect de ses engagements. ID:nL6N0VC4N4 (Costas Pitas et Renee Maltezou,; Nicolas Delame pour le service français)

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  • LeRaleur le mardi 3 fév 2015 à 20:53

    On a seulement peur qu'ils ne remboursent jamais.

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