L'Europe juge «irrévocable» l'appartenance de la Grèce à l'euro

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L'Europe juge «irrévocable» l'appartenance de la Grèce à l'euro
L'Europe juge «irrévocable» l'appartenance de la Grèce à l'euro

La place de la Grèce en Europe et surtout dans la zone euro continue de susciter des réactions. Ce lundi, la Commission européenne a voulu couper court aux spéculations, estimant que la présence d'un pays au sein de la zone euro était «irrévocable».

«L'appartenance à l'euro est irrévocable», a déclaré Annika Breidthardt, porte-parole de l'Union européenne (UE) au cours d'un point de presse, rappelant que cette règle était inscrite dans le Traité de Lisbonne, signé en 2007, «article 140, paragraphe 3». «Nous n'allons pas entrer dans des spéculations et des scénarios qui risquent d'être interprétés dans un contexte qui ne se pose pas», a ajouté un autre porte-parole, Margaritis Schinas.

La gauche radicale favorite des législatives grecques

La Commission était interrogée à la suite d'informations parues samedi dans l'hebdomadaire allemand «Der Spiegel». Le magazine a rapporté que le gouvernement allemand juge inévitable une sortie de la Grèce de l'euro si le parti de la Gauche radicale, Syriza, remporte les législatives grecques prévues le 25 janvier et décide d'abandonner la ligne de rigueur budgétaire et de ne plus rembourser la dette du pays. Ces informations ont suscité la controverse en Allemagne, où elles ont été considérées comme une manière, pour la chancelière, Angela Merkel, et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, de faire pression sur les électeurs grecs.

Après avoir échoué à faire élire un nouveau président de la République en Grèce le 29 décembre, le parlement grec a annoncé le 31 décembre sa dissolution et a confirmé l'organisation le 25 janvier d'élections législatives anticipées pour lesquelles la gauche radicale, Syriza, est donnée favorite dans les sondages. Le commissaire européen aux Affaires économiques, le Français Pierre Moscovici, avait appelé le 29 décembre les électeurs grecs à soutenir les réformes «favorables à la croissance» lors des ...

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  • 445566ZM le lundi 5 jan 2015 à 15:57

    Ah bon. Alors, si cette appartenance est "irrevocable", ça va coûter encore qques dizaines de milliardes à l'Europe. Décidement, madame Merkel est meilleur négociateur, elle fait réfléchir les électeurs grecs disant qu'ils peuvent rester tout seuls.

  • PHMAUVE le lundi 5 jan 2015 à 15:37

    article 50 : http://www.upr.fr/lupr/article-50-du-traite-sur-l-union-europeenne

  • c.voyant le lundi 5 jan 2015 à 15:33

    Ce que veut l'Europe c'est des annexions territoriales, comme la Russie avec l'Ukraine, l'humain passe après, de ce fait l’Europe est prête à tous les sacrifices, la Grèce aurait bien tort de se gêner, les autres pays en quasi faillites également.

  • jsrlak1 le lundi 5 jan 2015 à 15:26

    Ils se moquent de leurs traités, des peuples,... ils n'en ont que pour eux. L'Europe des technocrates et des fonctionnaires est en route irrévocablement

  • b.paccia le lundi 5 jan 2015 à 15:19

    Le traité de Lisbonne prévoit un mécanisme de retrait volontaire et unilatéral de l’Union européenne :« Tout État membre peut décider conformément à ses règles constitutionnelles de se retirer de l’Union. »— Article 50 du Traité sur l'Union européenne.

  • khmane08 le lundi 5 jan 2015 à 15:11

    cela fait penser au commandant du Titanic, son bateau était indestructible, le plus beau le plus rapide.

  • M9163545 le lundi 5 jan 2015 à 15:10

    Merkel veut faire la pluie et le beau temps, mais elle semble méconnaître l'article 140 du traité. Un comble!