L'Europe face au tabou du fédéralisme

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L'horizon d'une fédération d'États-nations fixé par le chef de la Commission européenne suscite la méfiance.

De notre correspondant à Bruxelles

À Bruxelles, mais surtout à Paris et à Londres, c'est le terme qui fâche et dont on ne parle qu'à couvert, parce qu'il préfigure tous les abandons de souveraineté: le fameux «mot F.», comme fédéralisme. Par culot ou par inconscience, José Manuel Barroso en a fait mercredi l'horizon politique de l'Europe devant le Parlement européen à Strasbourg. «N'ayons pas peur des mots, a dit le chef de la Commission en déclinant un programme qui s'étend bien au-delà des élections européennes de 2014. Nous devons aller vers une fédération d'États-nations. Non pas vers un super-État. Mais vers un partage de souveraineté par les États nationaux». Pour l'heure, le président Barroso veut simplement «lancer le débat». Mais comme Angela Merkel, il annonce la révision des traités fondateurs comme inéluctable.

L'accueil de l'hémicycle a été plutôt tiède. La réaction hostile des eurosceptiques britanniques et tchèques contre «l'Euroc

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