L'Europe face au cas Poutine

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L'Europe face au cas Poutine
L'Europe face au cas Poutine

COMMENT SANCTIONNER la Russie sans toutefois se tirer une balle dans le pied d'un point de vue économique ? C'est la question à laquelle les Européens réunis à Bruxelles aujourd'hui et demain tenteront -- acrobatiquement -- de répondre. Pas facile. D'autant que les 28 sont divisés sur l'attitude à adopter face aux visées expansionnistes du tsar Poutine. La Pologne et les pays baltes, proches de l'ogre russe, sont favorables à une ligne dure. Les Etats du Sud comme la Grèce, l'Espagne ou l'Italie considèrent avant tout qu'on ne doit pas se fâcher avec le Kremlin. Ni déclencher des représailles de la part de Moscou, le gaz russe représentant entre 25 et 30 % des besoins de l'Union européenne. L'Allemagne, premier partenaire économique de la Russie avec ses 6 000 entreprises implantées sur place, se montre prudente elle aussi, même si Angela Merkel a fermement condamné l'annexion de la Crimée. Et la France dans tout ça ? « Disons que nous nous situons à un juste milieu, tempère un diplomate. On ne va pas laisser Poutine avancer comme si de rien n'était. A la fois, nous faisons attention à ce que la porte du dialogue reste ouverte. »

Le premier train des sanctions adopté par les Européens il y a quelques jours a été jugé frileux par tous les observateurs. Il ne concerne que des seconds couteaux, 21 personnalités plus ou moins liées au pouvoir qui seront interdites de visas et dont les avoirs seront gelés. Pas de quoi empêcher Vladimir Poutine de dormir. « Cette fois, il faut que nous allions plus loin. C'est la crédibilité de l'UE qui est en jeu. Si Poutine est applaudi sur la scène intérieure, il sait que sa réputation commence à être sérieusement ternie sur le plan international. A long terme, ce n'est pas une situation confortable pour lui », assure une source diplomatique française.

Sauf surprise de dernière minute, les 28 devraient commencer par annuler le sommet Russie-UE qui devait se dérouler en juin à ...

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