L'Europe, championne des vieilles fortunes

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L'étude publiée par Forbes et Société générale Private Banking montre que les grandes fortunes européennes ont la longévité la plus élevée.

En Europe, les grandes fortunes durent plus longtemps qu'ailleurs! Selon Forbes Insights, 78% de celles déjà répertoriées il y a 25 ans en Europe sont toujours là aujourd'hui. Même les États-Unis n'affichent pas un tel score (73% seulement, contre 50% pour les fortunes nées sur le continent américain et 50% pour celles du Moyen-Orient et l'Afrique).

Le secret de cette longévité? Sans doute la famille. Selon l'étude réalisée avec Société générale Private Banking sur les patrimoines de plus d'un milliard de dollars, le maintien dans le giron familial des sociétés à l'origine de ces belles réussites est le premier facteur de succès. Encore aujourd'hui, 67% des plus anciennes des grandes fortunes européennes restent généralement détenues ou contrôlées par des membres de la famille fondatrice. Pour 52% d'entre elles, la troisième, ou parfois la quatrième génération, est désormais aux commandes.

Éviter de disperser l'actionnariat hors de la famille

Des chiffres impressionnants, car en moyenne, seules 30% des entreprises survivent assez longtemps pour être transmises à la deuxième génération. À peine 3% parviennent à la troisième. «Au sein des familles d'entrepreneurs européens, il y a l'idée de préserver ce que l'on a créé, éventuellement de se le répartir, tout en maintenant le contrôle familial sur l'entreprise» note Forbes Insights.

Ces familles font tout pour éviter de disperser l'actionnariat hors de la famille, afin d'en conserver le contrôle, relève l'étude. Aux États-Unis, l'idée de transmettre ses biens par delà les générations est moins vivace, comme en témoigne le mouvement des 112 multimillionnaires et milliardaires qui ont promis, à l'appel de Bill Gates et de Warren Buffett, de léguer l'essentiel de leur fortune à des ½uvres philanthropiques.

La grande distribution en tête

En revanche, la longévité des fortunes européennes n'aurait rien à voir avec leurs secteurs d'activité. Même si l'activité principale qui assure leur prospérité depuis des générations est la grande distribution (comme la famille allemande Albrecht, propriétaire de 10.000 magasins dans le monde, ou le groupe Otto, conglomérat de 122 sociétés et deuxième distributeur en ligne après Amazon), beaucoup sont venues d'autres horizons: 11% de celles présentes depuis 25 ans dans la liste Forbes se sont construites dans les produits alimentaires et les spiritueux, 8% dans l'automobile, 8% dans la banque... Dans ce registre, le seul point commun à beaucoup d'entre elles est d'être nées autour de grandes marques familières aux consommateurs du monde entier.

Dernière surprise: même si l'Europe compte beaucoup de vieilles familles prospères, et qu'il y apparaît moins de nouveaux milliardaires que dans les pays émergents ou aux États-Unis, elle a fait progresser en un quart de siècle sa part dans les grandes fortunes mondiale, de 27% en 1989 à 29% aujourd'hui. Le patrimoine cumulé de ces riches Européens représente désormais 30% de celui des milliardaires du monde, contre 24% il y a 25 ans.

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