L'Eurogroupe répond favorablement à une lettre d'Athènes

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ATHENES (Reuters) - Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Djisselbloem, a répondu positivement à la demande de la Grèce d'engager sans attendre des discussions techniques avec les créanciers internationaux sur un premier train de réformes censé lui permettre de recevoir de nouveaux crédits, a déclaré samedi un responsable gouvernemental grec.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, avait adressé vendredi une lettre à Jeroen Djisselbloem, qui est aussi ministre néerlandais des Finances, exposant la première série de réformes que la Grèce veut mettre en oeuvre pour obtenir un surcroît d'aide des créanciers de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

"Le président de l'Eurogroupe Djisselbloem a adressé hier en fin de soirée une lettre en réponse au ministre des Finances Varoufakis", a dit le responsable à Athènes. "Il a répondu favorablement au ministre grec, soulignant la nécessité de de poursuivre les négociations(...)", a ajouté le responsable grec.

La lettre de Yanis Varoufakis a marqué un assouplissement de la position de la Grèce, qui avait jusqu'ici refusé de discuter de la mise en oeuvre des réformes avec la "troïka", les trois institutions qui la supervisent jusqu'ici dans le cadre de ses plans de sauvetage : la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le FMI.

Cette lettre, qui détaille les réformes que le nouveau gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras se dit prêt à engager, doit être discutée par les ministres des Finances de la zone euro, l'Eurogroupe, lundi lors de leur prochaine réunion à Bruxelles.

La Grèce, qui doit rembourser des prêts dans les prochaines semaines et les prochains mois, est à court d'argent et a un besoin urgent des crédits de la zone euro pour éviter la faillite. Les ministres des Finances de la zone euro ont donné au nouveau gouvernement grec jusqu'à la fin avril pour mettre en oeuvre les mesures que le précédent gouvernement conservateur avait acceptées en échange des prêts. Après cela, la Grèce aura deux mois, jusqu'à la fin juin, pour négocier avec ses créanciers la façon dont elle sera financée par la suite.

Si le gouvernement Tsipras parvient à conclure, c'est-à-dire à mettre en oeuvre les réformes acceptées par le précédent gouvernement conservateur, il pourrait obtenir un prêt d'1,8 milliard d'euros restant sur le plan de sauvetage en cours. Ce plan se monte à 240 milliards d'euros.

En outre, la Grèce pourrait obtenir le profit de 1,9 milliard d'euros que la BCE a réalisé en achetant des obligations grecques. Enfin, les banques grecques seraient à nouveau autorisées à se financer auprès de la BCE aux conditions du marché.

(Angeliki Koutantou, Eric Faye avec Danielle Rouquié pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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  • boudet le dimanche 8 mar 2015 à 08:50

    Retour aux réalités. Plus dures seront les explications à donner par le nouveau gouvernement grec.Des réactions aux promesses non tenues à prévoir.

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