L'Eurogroupe prêt à travailler avec le nouveau gouvernement grec

le
1
L'EUROGROUPE PRÊT À TRAVAILLER AVEC LE NOUVEAU GOUVERNEMENT GREC
L'EUROGROUPE PRÊT À TRAVAILLER AVEC LE NOUVEAU GOUVERNEMENT GREC

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) se sont dit prêts à travailler avec le nouveau gouvernement grec tout en prévenant Athènes que ses problèmes économiques de fond n'avaient pas changé parce qu'il y avait eu une élection, a déclaré lundi le président de l'Eurogroupe.

"Nous sommes très motivés pour travailler avec le nouveau gouvernement grec et progresser sur la voie de la reprise", a déclaré Jeroen Dijsselbloem, après la réunion ministérielle.

Il a ajouté qu'il avait eu une conversation avec celui qui sera sans doute le nouveau ministre des Finances grec.

"Nous devons tous nous rendre compte, et le peuple grec pareillement, que les grands problèmes de l'économie grecque n'ont pas disparu et même n'ont pas changé du jour au lendemain simplement parce qu'il y a eu une élection".

Alexis Tsipras, le chef du parti de gauche Syriza, vainqueur des élections de dimanche, a prêté serment lundi comme nouveau Premier ministre d'un gouvernement déterminé à négocier pied à pied avec les créanciers internationaux et à tourner la page de cinq années d'austérité. [ID:nL6N0V52WH]

Sur ce point, Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, juge que Tsipras devra "trouver une manière différente" de résoudre les problèmes de la Grèce s'il ne veut pas de l'argent du programme de renflouement international.

Selon un entretien qui devait être diffusé lundi par la chaîne de télévision ZDF, Schäuble ajoute que les programmes de renflouement de la zone euro n'ont jusqu'à présent été mis en oeuvre que pour les pays les réclamant.

"Personne n'a reçu d'aide non sollicitée", dit-il. "Si M. Tsipras dit qu'il n'en veut pas, très bien! Il devra alors trouver un autre moyen de résoudre les problèmes de la Grèce", ajoute-t-il, excluant par avance le principe de toute décote sur la dette grecque.

Le président François Hollande a lui déclaré que "la France sera aux côtés de la Grèce" pour préparer son avenir, après la victoire de la gauche radicale aux élections législatives, mais a ajouté que les engagements pris dans le passé devaient être tenus. [ID:nL6N0V53QH]

(Ingrid Melander, Robin Emmott, Jan Strupczewski, avec Eric Kirschbaum, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • dchatene le lundi 26 jan 2015 à 21:49

    mais ils n'ont pas d'autre choix !! quels pitres..

Partenaires Taux