L'Eurogroupe déchiré entre relance et austérité

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Le ministre français de l'Économie, Pierre Moscovici, a brisé un tabou en évoquant un «soutien collectif» à la croissance. Le refus de l'austérité gagne de plus en plus de pays en zone euro.

Chypre et même la Grèce pouvaient encore passer pour des marginaux. La France et sa promesse rompue sur les déficits, ­l'Espagne et son chômage explosif et, pour finir, l'Italie avec son vote retentissant contre l'austérité ramènent la controverse politique au premier plan: la zone euro en fait-elle trop pour la discipline budgétaire et pas assez en faveur de la croissance, au risque d'une nouvelle fracture entre le Sud et le Nord généralement plus vertueux?

La question, rangée au placard depuis le triomphe de l'orthodoxie arraché il y a deux ans par Angela Merkel, risque de ressurgir au grand air à tout moment. Encore contenue, elle a hanté lundi soir le huis clos mensuel des dix-sept ministres des Finances de l'euro. Depuis un mois, les mauvaises nouvelles économi...



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