L'eurodéputé Lavrilleux embarrasse la délégation française

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JÉRÔME LAVRILLEUX FAIT SA RENTRÉE À STRASBOURG
JÉRÔME LAVRILLEUX FAIT SA RENTRÉE À STRASBOURG

STRASBOURG (Reuters) - Réduite à 20 membres contre 30 durant la précédente législature du Parlement européen, la délégation française du Parti populaire européen (PPE) doit composer avec la présence de l'UMP Jérôme Lavrilleux, que ses ennuis judiciaires pourraient contraindre à quitter Strasbourg en cours de mandat.

L'ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé est visé par une information judiciaire dans l'affaire Bygmalion, un système présumé de fausses factures mis en place en 2012 par l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy pour couvrir des dépassements de frais dans laquelle il a publiquement reconnu sa responsabilité.

Suspendu de l'UMP, qui a mis en route une procédure d'exclusion à son encontre, Jérôme Lavrilleux a effectué mardi sa rentrée au Parlement européen élu le 25 mai où il doit siéger au sein de la commission des pétitions qui reçoit les réclamations des citoyens des 28 Etats membres.

"Le groupe attend la décision définitive de l'UMP pour prendre la même décision au niveau du groupe", a dit à des journalistes Alain Lamassoure, président de la délégation française au sein du PPE.

L'exclusion de Jérôme Lavrilleux entraînerait son départ du PPE mais ne l'empêcherait pas de siéger parmi les non-inscrits ou dans tout groupe qui l'accepterait à titre individuel.

L'ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy, qui a jusqu'à présent exclu de démissionner, ne pourrait perdre son mandat qu'après la levée de son immunité parlementaire, après une décision de justice prononçant son inéligibilité.

"Il partira, mais dans trois ans, quand la justice aura tranché", estime Alain Lamassoure au vu de la complexité de l'affaire. "Le vrai handicap, c'est que Jean-Paul Gauzès n'est pas là."

Spécialiste des milieux bancaires et ancien coordinateur de la commission des affaires économiques du Parlement où il a joué un rôle clé dans l'élaboration des lois sur la régulation financière, Jean-Paul Gauzès, troisième sur la liste menée par Jérôme Lavrilleux, n'a pas été réélu.

Le départ de la tête de liste du nord-ouest lui rouvrirait les portes du Parlement européen.

(Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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  • M4960905 le mardi 1 juil 2014 à 18:13

    Un crétin parmi ces nuls ne devrait pas détonner !

  • odnaz le mardi 1 juil 2014 à 17:57

    .... il ferait bien de changer de visage et de partir en Amazonie : il serait plus en sécurité là-bas. Encore un perdreau de l'année qui est tombé dans le marigot à crocos !

  • lorant21 le mardi 1 juil 2014 à 17:37

    L'honneur est un mot qui n'existe plus en politique. Il faut dire qu'il y aurait de la place à l'ssemblée ou au Sénat si les hommes politiques en avaient un peu..

  • mark92 le mardi 1 juil 2014 à 17:37

    Et le petit délégué syndical de Florange élu député européen. Merci la France d'envoyer de tels représentants au parlement de l'Europe. Ben 37 000€ par mois sans rien faire, c'est mieux payer qu'à l'usine.

  • oban07 le mardi 1 juil 2014 à 17:28

    encore un tas de merd...

  • M7097610 le mardi 1 juil 2014 à 17:27

    les compétences ? Est ce cela qui intéresse l'UMP ? c'est bien nouveau...