L'Euro, une chance pour la France. Vraiment ?

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Victoire de la France face à la Roumanie le 10 juin 2016
Victoire de la France face à la Roumanie le 10 juin 2016

Troisième plus gros événement sportif international après les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, l'Euro 2016 constitue un enjeu économique et financier de taille pour le pays hôte. 31 jours de compétition, 24 nations, 51 matches, 2,5 millions de spectateurs dans les stades, 8,1 milliards de téléspectateurs* : aucun faux pas n'est permis.

À un an de l'élection présidentielle de 2017, François Hollande mise beaucoup sur cet événement. L'Euro devrait rapporter un surcroît économique de 1,2 milliard d'euros et permettre la création de près de 26 000 emplois à temps plein. Des embellies qui pourraient permettre au chef de l'État d'améliorer les chiffres du chômage et de grimper dans les sondages. C'est aussi l'image du pays et sa candidature aux Jeux olympiques de 2024 qui se jouent. Et pourtant, la compétition va coûter cher à la France et ne lui bénéficiera pas autant qu'on pourrait le croire.

Selon une enquête menée par la banque Merrill Lynch, l'impact économique des grands événements sportifs reste limité. Les pays organisateurs ont tendance à surestimer les gains, et à sous-estimer les coûts. Cela s'applique au cas français aujourd'hui, notamment en raison de la menace terroriste et de l'état d'urgence. Les coûts en matière de sécurisation de l'événement seront, en effet, bien plus importants que ce qui était prévu par le CDES. La fréquentation touristique...

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