L'euro résiste tellement bien qu'il pourrait s'apprécier !

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CHEVALLIER-FRANCOIS
CHEVALLIER-FRANCOIS

(lerevenu.com) - L'avènement de l'euro a considérablement réduit l'enjeu des variations du dollar en nous débarrassant des dommages collatéraux sur les taux d'intérêt européens. En dopant le cours des matières premières et en investissant le créneau des biens à faible valeur ajoutée, le développement des pays émergents a probablement déplacé aussi nos préférences en faveur d'un euro fort.

En revanche, l'enjeu financier perdure. De ce point de vue, la résistance de l'euro au différentiel de croissance comme au creusement du différentiel de taux longs avec les Etats-Unis surprend. Logiquement, l'euro aurait dû plonger à 1,22 dollar après la programmation de la sortie du «quantitative easing» (QE), alors qu'il s'est contenté de fléchir à 1,28 dollar avant de rebondir jusqu'à 1,38 dollar. Deux corrélations, inverse avec les seuls taux longs américains et positive avec le PER relatif entre l'Europe et Wall Street, donnent la réponse : la Réserve Fédérale ne fait pas peur et la zone euro séduit à nouveau !

Qui a peur de la Fed ?

Sans contester le rôle majeur du différentiel de politique monétaire dans la détermination des taux de change, qui plaide aujourd'hui pour une appréciation du dollar, force est de constater que la Réserve Fédérale fait plus dans l'homéopathie que dans le remède de cheval.

Alors que le différentiel de politique quantitative est directeur de la parité de change depuis 2010, la Fed se

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