L'euro, pour le meilleur et pour le pire

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En l'espace de dix ans, la devise européenne est devenue la première monnaie fiduciaire au monde, pourtant ce qui perdure en Europe, c'est l'image d'un euro fauteur de vie chère.

Comme la flèche du temps, «l'euro est irréversible». C'est Mario Draghi, le président de la BCE, qui l'affirme. Les marchés financiers ont apprécié ce ton martial et on a pu le constater cet été, où la zone euro a retrouvé de l'espoir. Mais il s'agit bel et bien d'une pétition de principe. Le successeur de Jean-Claude Trichet ne s'est jamais lancé dans une véritable démonstration à l'adresse du grand public. Dommage.

Et pourtant Mario Draghi, qui, de sa belle signature à la simplicité enfantine, paraphe chaque billet émis par la BCE, pourrait se prévaloir de solides arguments. En l'espace de dix ans, la devise européenne est devenue la première monnaie fiduciaire au monde. Les coupures d'une valeur faciale de 5 à 500 euros, apparues au 1er janvier 2002, représentent désormais 900 milliards d'euros. Au cours actuel du change, c'est plus que les 1 080 milliards de dollars aujourd'hui en circulation. L'euro-papier inspire confiance. Trop même, ajoutent ses d

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