L'euro, les marchés en hausse après le sauvetage de l'Espagne

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* L'euro au-dessus de 1,26 dollar

* Le pétrole en hausse

* La Bourse de Tokyo gagne plus de 2%

par Chikako Mogi

TOKYO, 11 juin (Reuters) - L'euro, le pétrole et les marchés d'actions sont en nette hausse lundi en Asie après la décision des ministres des Finances de la zone euro de prêter 100 milliards d'euros à l'Espagne pour remettre sur pied son système bancaire.

Le montant de l'aide est supérieur aux attentes, ce qui ôte un poids aux marchés financiers qui craignaient qu'une crise bancaire incontrôlable ne vienne s'ajouter aux difficultés de la Grèce. (voir ID:nL5E8H9322 )

L'euro EUR= gagne 1% à 1,2648 dollar, son niveau le plus élevé depuis le 23 mai. Le dollar australien, très lié à l'appétit des investisseurs pour le risque, s'adjuge 0,9% à 1,0005 dollar.

L'or noir repart à la hausse. Le baril de Brent LCOc1 gagne plus de deux dollars (+2,5%) et s'échange à 102 dollars. Le baril de brut léger américain CLc1 prend lui aussi plus de deux dollars (+2,20%) aussi et s'échange à 86,30 dollars.

La Bourse de Tokyo .N225 est en hausse de 2,4% dans les premiers échanges. Les valeurs liées à l'Europe comme les constructeurs automobiles Toyota 7203.T (+2,3%) et Nissan

7201.T (+4%) sont recherchées.

Wall Street devrait aussi apprécier l'accord de sauvetage des banques espagnoles au vu de la hausse de 1% des contrats à terme sur les indices boursiers américains. ID:nL5E8HA33R

Les marchés boursiers américains devraient ainsi poursuivre leur avancée de la semaine dernière. ID:nL5E8HA232

Ce retour de l'appétit pour le risque défavorisera-t-il les valeurs refuge comme les emprunts du Trésor américains et allemands ? Richard Hastings, chez Global Hunter Securities n'en est pas sûr.

"L'effet immédiat sur les marchés financiers devrait être bénéfique. Les marchés d'actions en particulier répondent bien aux bonnes nouvelles à court terme, mais les marchés obligataires, notamment la dette de bonne qualité, pourraient continuer à envoyer des signaux montrant que les difficultés ne sont pas terminées sous la forme de cours très élevés et de rendements faibles", estime Richard Hastings.

Ce regain d'appétit pour le risque constaté en ce début de semaine pourrait n'être que de courte durée compte tenu de la difficile équation que doit résoudre la zone euro : réduire un endettement élevé en maintenant l'austérité budgétaire tout en parvenant à relancer la croissance.

"La prochaine phase de la situation espagnole surviendra dans six à neuf mois quand il deviendra clair que l'économie espagnole ne s'est pas améliorée, montrant ainsi un nouvel espace d'angoisse", estime Richard Hastings. "C'est, de fait, la principale préoccupation pour l'ensemble de l'Europe : que la relation entre système bancaire, crédit et croissance reste morcelée et affaiblie."

Voir aussi :

La crise de la zone euro en graphiques

http://r.reuters.com/hyb65p

ANALYSE L'aide à l'Espagne pourrait n'être qu'un bref répit

ID:nL5E8HA2D6

(Danielle Rouquié pour le service français, édité par)

((Service informations générales. Tél. 01 49 49 53 34. ; Reuters Messaging: danielle.rouquie@thomsonreuters.com))


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