L'euro fort, une plainte très française, peu écoutée à Francfort

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DÉCRYPTAGE - Si la monnaie européenne monte progressivement depuis juillet 2012, c'est parce que le risque d'explosion de la zone euro est écarté.

La France est assez seule, ces jours-ci, en Europe, à se plaindre de l'euro fort. Ni l'Italie, ni l'Espagne, ni l'Irlande ne lui ont emboîté le pas. Ces trois pays du sud de la zone euro dépendent pourtant, plus que jamais, des exportations pour se sortir de la crise. Même Silvio Berlusconi, qu'aucun tabou ne dérange, n'a osé aborder le sujet dans sa campagne électorale débridée. Alors pourquoi ce silence?

Pour des raisons politiques, mais aussi financières et institutionnelles. Si l'euro monte progressivement depuis juillet 2012, époque où il était tombé à 1,20 dollar, c'est parce que le risque d'explosion de la zone euro est écarté. Ce qui n'est pas rien! L'été dernier, la BCE s'est engagée à voler au secours des États attaqués, notamment l'Espagne et l'Italie. Depuis, les primes de risques sur la dette es...



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