L'Euro et ses enjeux géopolitiques

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L'Euro et ses enjeux géopolitiques
L'Euro et ses enjeux géopolitiques

Un tournoi de foot tel que l'Euro, ce n'est bien sûr pas que du sport. Il y a aussi les enjeux économiques par exemple, ainsi que les historiques géopolitiques entre deux nations qui s'affrontent. Rien que lors de la phase de poules, il y a ainsi cinq matchs en particulier où la rivalité s'inscrit bien au-delà du rectangle vert.

Suisse/Albanie


L'histoire – Le dernier recensement en date estimait qu'il y avait 270 000 Albanais d'origine en Suisse, ou tout du moins 270 000 Suisses albanophones, ce qui en fait la quatrième langue la plus parlée dans le pays derrière les trois officielles : l'allemand, le français et l'italien. Pourquoi une telle diaspora ? Car la Suisse a été une terre d'accueil privilégiée de nombreux réfugiés fuyant la guerre des Balkans dans les années 90, et notamment les Albanais du Kosovo et de Macédoine.


Cette communauté albanaise a utilisé le sport et plus particulièrement le football comme un important levier d'intégration, ce qui fait que ces deux sélections qui vont s'affronter dans le groupe de la France sont un peu jumelles : six joueurs d'origine albanaise vont jouer pour la Nati (Xherdan Shaqiri, Granit Xhaka, Valon Behrami, Blerim Džemaili, Admir Mehmedi et Shani Tarashaj) et dix joueurs ayant grandi dans les Alpes évolueront dans l'autre camp, dont quatre sont nés sur place (Arlind Ajeti Frédéric Veseli, Migjen Basha et Amir Abrashi). Le cas le plus emblématique est celui des frères Xhaka, avec Granit le néo-Gunner international suisse et Taulant son grand frère, joueur du FC Bâle et de l'équipe nationale albanaise.

L'avis de l'expert, Paul Dietschy, sociologue du sport
" Est-ce une sorte de France/Algérie ?
« Les Suisses se trouvent face à un défi d'intégration de ces nouveaux citoyens, ce qui ne se fait pas sans tension. »Paul Dietschy
Non, les "Français" des Albanais seraient plus les Italiens que les Suisses, qui ont accueilli beaucoup de ces réfugiés des Balkans en raison d'une politique d'ouverture qu'on peut qualifier de pragmatique : le besoin d'une immigration bon marché. Les Suisses se trouvent face à un défi d'intégration de ces nouveaux citoyens, ce qui ne se fait pas sans tension, comme en attestent les votations régulières organisées sur ce thème. Il…








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