L'euro baisse un peu face au dollar dans un marché hésitant

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L'euro baissait face au dollar mardi, les cambistes restant prudents et suspendus à une actualité chargée, avec notamment une estimation de la croissance américaine attendue plus tard, une réunion de l'Opep mercredi et un référendum constitutionnel en Italie dimanche.

Vers 10H25 GMT (11H25 à Paris), l'euro valait 1,0600 dollar contre 1,0615 dollar lundi vers 22H00 GMT.

L'euro montait face à la monnaie nippone, à 119,29 yens contre 118,82 yens lundi soir.

Le dollar aussi gagnait du terrain face à la devise japonaise, à 112,53 yens contre 111,94 yens la veille au soir.

Après avoir fortement grimpé depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, le dollar consolidait ses gains depuis le début de la semaine dans un marché hésitant et peinant à trouver une impulsion nouvelle.

Un accès de faiblesse du billet vert lundi a même "soulevé des questions: la montée du dollar est-elle arrivée à son terme ou marque-t-elle une simple légère correction avant de reprendre?", observait Hussein Sayed, analyste chez FXTM.

"Pour y répondre, il faudra savoir ce que pense la Réserve fédérale américaine", à savoir si elle va bien relever ses taux d'intérêt, comme le marché en est sûr, lors de sa réunion de mi-décembre et si elle s'attend à la poursuite du resserrement monétaire en 2017, expliquait l'analyste.

Dans ce contexte, les cambistes décortiqueront vendredi le rapport mensuel sur l'emploi et le chômage aux États-Unis en novembre, en quête d'indices sur la vigueur de la reprise de la première économie mondiale.

En attendant, les cambistes attendaient mardi la deuxième estimation du produit intérieur brut (PIB) américain pour le deuxième trimestre et l'indice de confiance des consommateurs pour novembre.

Mais "les indicateurs prévus mardi devraient n'être que secondaires par rapport à l'humeur générale (sur les marchés) et les ajustements (de portefeuille) de fin de mois", estimait Simon Smith, analyste chez FxPro.

Et surtout, "la hausse du risque politique en Italie pèse sur l'euro", commentait Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group, alors que les électeurs italiens se rendront aux urnes le 4 décembre. En cas de victoire du non, l'avenir politique du chef du président du Conseil Matteo Renzi pourrait être remis en question.

Ainsi, "les risques liés au référendum italien devraient faire contre-poids de l'optimisme créé en début de semaine (par la victoire de François Fillon à la primaire de la droite en France) et pousser les acheteurs d'euros à rester sur la touche", poursuivait Mme Ozkadeskaya.

Et "un sentiment généralisé d'aversion au risque pourrait pousser l'euro encore plus bas d'ici la fin de la semaine", prévenait l'analyste.

Autre événement de nature à créer de l'anxiété sur le marché des changes, en particulier pour les devises de pays dont l'économie dépend du commerce du pétrole, les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se réuniront mercredi à Vienne et sont censés sceller un accord de limitation de la production d'or noir.

Vers 10H25 GMT, la livre britannique gagnait un peu de terrain face à la monnaie européenne, à 85,09 pence pour un euro, comme face au dollar, à 1,2455 dollar pour une livre.

La devise suisse restait quasi stable face à l'euro, à 1,0750 franc pour un euro, et baissait face au billet vert, à 1,0143 franc pour un dollar.

La devise chinoise était en nette hausse face au dollar, à 6,8980 yuans pour un dollar contre 6,9155 yuans lundi à 15H30 GMT. La Chine a annoncé mardi des mesures visant à restreindre les acquisitions réalisées par ses entreprises à l'étranger et ainsi les flux de capitaux hors du pays.

L'once d'or valait 1.188,30 dollars, contre 1.187 dollars lundi soir.

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