L'été pourri de l'OL

le , mis à jour à 12:50
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L'été pourri de l'OL
L'été pourri de l'OL

A une semaine du Trophée des Champions face au PSG, l'OL vient de vivre un week-end extrêmement éprouvant. S'il avait plutôt bien débuté, l'été lyonnais est en train de tourner au vinaigre.

Du rire aux larmes. C’est ce que vit l’OL actuellement après avoir réussi une belle fin de saison. A une semaine du Trophée des Champions face au PSG à Montréal, la formation rhodanienne n’est pas vraiment au meilleur de sa forme. La victoire encourageante en amical il y a une semaine à Gerland face au Milan AC (2-1) a laissé place au doute avec une Emirates Cup complètement manquée du côté de Londres. Et notamment une claque face à Arsenal (6-0) qui a affiché tout le travail qu’il reste à fournir avant d’être au niveau attendu.

Six buts encaissés avec une équipe composée en majorité par des joueurs qui devraient être titulaires au coup d’envoi de la saison, des lacunes défensives qui ont à nouveau été aperçues le lendemain lors du revers face à Villarreal (2-0) ; dur constat pour Hubert Fournier. « On s’est créé pas mal d’occasions. Il y a eu des choses intéressantes sur le plan offensif. Mais il y a une faiblesse défensive constante, a constaté le coach lyonnais sur le site officiel de son club. On sait où le bât blesse. On le savait avant. Il faut essayer de se renforcer dans ce domaine. »

Une défense qui inquiète  

Face aux Gunners, c’est la doublette Lindsay Rose - Samuel Umtiti qui a pris l’eau. Contre Villarreal, Milan Bisevac effectuait son retour après sa grave blessure à un genou et 176 jours d’absence. Le Serbe était associé en première période à Bakary Koné, qui ne s’est pas montré des plus rassurants. « Il ne faut pas tomber dans la psychose et dans l’urgence, a indiqué l’entraîneur lyonnais au sujet de sa défense. On va essayer de trouver une réponse pour associer une charnière solide. Il faudra retrouver un système défensif plus perméable. Le match de Bisevac est encourageant pour quelqu’un qui n’a pas joué depuis six mois. Il faut qu’il reprenne confiance. Ça va prendre un peu de temps. » Mais le temps ne joue pas en faveur des dirigeants lyonnais qui voient leurs pistes en défense disparaître au fil du Mercato.

Des dossiers qui traînent

Alors qu’il y a peu de chances de voir Nicolas Nkoulou quitter Marseille cet été, Adil Rami a déjà rejoint le FC Séville tandis que Jason Denayer a rempilé du côté de Manchester City. Seule la piste Jemerson (Atlético Mineiro) semble encore accessible, même si elle semble assez onéreuse (des prêts avec option d’achat étaient privilégiés pour les cibles en défense). Mais ce n’est pas le seul secteur où l’OL peine à se renforcer. Fournier a récemment rappelé la nécessité de recruter un milieu de terrain mais c’était sans compter sur les blessures conjuguées de Gueïda Fofana et de Clément Grenier. Le premier vient d’être opéré de la cheville droite et espère être de retour en janvier. Le second, sorti sur blessure face à Arsenal, souffre d’une rupture totale d'un muscle du quadriceps de la cuisse gauche et sera absent au moins trois mois.

Un véritable coup dur pour Lyon qui a également vu Christophe Jallet et Rachid Ghezzal se blesser ce week-end. De son côté, Henri Bedimo a récemment dû rejoindre sa famille puisque son domicile dans l’Héraut a été « home-jacké » alors que Jérémy Morel était lui absent à Londres en raison d’une chute à vélo lors du stage à Crans-Montana la semaine dernière… Les spectres de la saison passée avec une infirmerie pleine dès le début de la saison sont donc bien présents. Et Jean-Michel Aulas ne l’a pas vraiment caché sur son compte Twitter dimanche : « Emirates Cup chargée de douleurs pour l’OL : après Rachid (Ghezzal), Gueïda (Fofana) et Jérémy (Morel), nous perdons Clément (Grenier), Henri (Bedimo) et Christophe (Jallet), donc c’est difficile. »

Une prolongation de Lacazette qui tarde

Mais ce n’est pas le seul souci pour le président lyonnais, qui garde tout de même espoir dans son tweet suivant (« Je ressens beaucoup de fierté et d’envie pour la suite. J’ai confiance en eux, en nous »). Malgré les déclarations des uns et des autres, la présence d’Alexandre Lacazette en septembre à Lyon est en effet encore loin d’être assurée. L’un des points noirs pour le moment de l’été d’Aulas qui avait réussi un joli coup médiatique en annonçant dans la même journée les prolongations jusqu’à l’été 2020 de Nabil Fekir, Anthony Lopes et Corentin Tolisso. Le tout quelques jours avant celles de Samuel Umtiti et de Jordan Ferri.

Car Laurent Blanc apprécie particulièrement le profil de Lacazette et notamment sa polyvalence. Un accord contractuel a été trouvé il y a quelques semaines et maintenant, il s’agit de convaincre l’OL. Et tant qu’Aulas ne sera pas parvenu à faire prolonger Lacazette, les doutes seront permis. Entre un Mercato compliqué, les blessures qui s’accumulent et les quatre défaites en cinq matchs de préparation, l’OL inquiète. Le match à venir samedi face à un PSG déjà affuté n’est pas fait pour rassurer.

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