L'Etat veut un accord cette année sur la formation

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L'ETAT VEUT UN ACCORD CETTE ANNÉE SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE
L'ETAT VEUT UN ACCORD CETTE ANNÉE SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a présenté lundi sa feuille de route pour les négociations entre partenaires sociaux sur une réforme de la formation professionnelle avec pour objectif qu'elles aboutissent à temps pour permettre la présentation d'un projet de loi avant la fin de l'année.

Le document d'orientation du ministère du Travail fixe deux grands axes pour cette réforme : donner un meilleur accès à la formation professionnelle "à ceux qui en ont le plus besoin", au premier chef les chômeurs, les salariés précaires ou peu qualifiés et ceux qui sont les plus exposés aux mutations économiques, faire de la formation professionnelle un "investissement de compétitivité" au sein des entreprises.

Il demande en outre au patronat et aux syndicats de mettre en place une "gouvernance plus simple et plus efficace" des politiques de formation professionnelle, dont l'opacité de la gestion, partagée entre les partenaires sociaux, les régions et l'État, a été maintes fois dénoncée.

Le gouvernement se garde bien toutefois d'être directif et n'évoque pas une refonte des modalités de financement de la formation, dont le budget est proche de 32 milliards d'euros, même si, en la matière comme dans d'autres, "tout est sur la table", dit-on au ministère du Travail.

S'agissant de l'accès à la formation professionnelle, l'exercice consistera entre autres à rendre opérationnel le compte personnel de formation pour chaque salarié créé par la réforme du marché du travail récemment votée, et notamment sa "portabilité" tout au long de la vie active.

"C'est aux partenaires sociaux de fixer le calendrier de la discussion", a souligné le ministère, tout en ajoutant qu'il était "souhaitable qu'elle soit compatible avec la présentation d'un projet de loi avant la fin de l'année" 2013 .

La négociation à venir se tiendra en parallèle avec deux autres réformes à forts enjeux qui risquent de peser sur le climat social, celle des retraites qui relèvera du seul gouvernement, et celle de l'assurance chômage, du ressort des partenaires sociaux mais qui risque de nécessiter une intervention des pouvoirs publics.

A l'inverse de la grande négociation de l'an passé sur le marché du travail, le gouvernement n'a pas publiquement menacé de légiférer en cas d'échec sur la formation professionnelle pour mettre la pression sur les acteurs.

Mais le ministère du Travail a souligné lundi qu'il ne renoncerait pas aux objectifs du document d'orientation et qu'il serait fondé à juger qu'ils n'ont pas été atteints en cas d'accord insuffisant.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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