L'Etat va saisir la justice sur le référendum anti-migrants de Béziers

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    TOULOUSE, 19 octobre (Reuters) - La préfecture de l'Hérault 
a confirmé mercredi son intention de déposer un 
référé-suspension devant le tribunal administratif de 
Montpellier après le vote mardi soir d'un référendum 
anti-migrants par la municipalité d'extrême droite à Béziers. 
    Portée par Robert Ménard, le maire de Béziers élu avec le 
soutien du Front national, la délibération portant sur 
l'organisation d'une consultation populaire sur l'accueil de 
migrants a été adoptée à l'unanimité des élus de la majorité 
mardi soir par le conseil municipal. 
    Avant même cette séance, le sous-préfet de l'Hérault, 
Christian Pouget, avait dans un courrier "invité" Robert Ménard 
à "retirer de l'ordre du jour cette délibération" en rappelant 
que le conseil municipal "ne peut empiéter sur les 
compétences de l'Etat, ce qui est le cas en l'espèce". 
    "Si cette délibération venait à être adoptée, je serais 
conduit à en demander la censure par le juge administratif par 
la voie d'un référé-suspension", avait prévenu le sous-préfet. 
    Le vote a eu lieu après que des manifestants rassemblés 
devant la mairie à l'appel de SOS Racisme ou encore de La Ligue 
des droits de l'homme ont fait irruption dans la salle du 
conseil municipal et scandé devant les élus "fachos, fachos" ou 
encore "solidarité avec les réfugiés". 
    "J'irai jusqu'au bout des choses. Je m'expliquerai devant le 
tribunal administratif personnellement s'il le faut pour 
demander comment on peut refuser à un maire d'interroger pour 
leur demander leur avis, ses concitoyens. Cela me paraît, 
invraisemblable, incompréhensible", a dit mardi Robert Ménard. 
    C'est à la question "Approuvez-vous l'installation de 
nouveaux migrants, imposée par l'État, sans consultation du 
conseil municipal ?" que les Bittérois seront invités à répondre 
lors de ce référendum, programmé en janvier en réaction au 
projet d'extension du centre d'accueil pour les demandeurs 
d'asile de Béziers. 
    Le 13 octobre le parquet de Béziers avait annoncé 
l'ouverture d'une enquête à la suite d'une campagne d'affichage 
menée par la mairie de Béziers et intitulée "L'Etat nous les 
impose, ça y est ils arrivent. Les migrants dans notre 
centre-ville". 
    Saisi par la délégation interministérielle à la lutte contre 
le racisme et l'antisémitisme, le parquet a chargé le SRPJ de 
Montpellier de déterminer si les faits sont "susceptibles d'être 
constitutifs de l'infraction de provocation à la discrimination 
ou à la haine raciale".  
    Dernièrement, le maire d'Allex, dans la Drôme, avait renoncé 
à un référendum similaire portant sur l'accueil de migrants 
venus de Calais dans sa commune suite à la décision du tribunal 
administratif de Grenoble, saisi par le préfet du département, 
qui avait invalidé le scrutin.   
 
 (Johanna Decorse, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M7163258 il y a 10 mois

    Une loi "anti migrant" comme il y vont! Non simplement "l'organisation d'une consultation populaire sur l'accueil de migrants "l'outrance est la panache des politiques et d'un partie des médias (de gauche soit 70 % au moins)

  • serge537 il y a 10 mois

    qui a retirait la vie a 240 innocents par assassinats M ETM adame de la delegation interministeriel ???????des brave gens ;;;;;