L'Etat va redéfinir sa relation financière avec EDF

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Le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, visite la centrale nucléaire de Civaux (Vienne), le 17 mars.
Le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, visite la centrale nucléaire de Civaux (Vienne), le 17 mars.

La décision d’investir dans les EPR d’Hinkley Point sera prise « début mai », selon Emmanuel Macron.

L’Etat viendra bien au secours d’EDF, victime de l’effondrement des prix de l’électricité en Europe au moment où il doit massivement investir dans ses centrales et ses réseaux électriques. Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, l’a confirmé, mardi 22 mars, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, qui l’auditionnait sur la situation de l’électricien.

Au titre de 2015, l’Etat a accepté de se faire payer son dividende en actions et non plus en numéraires, ce qui a permis à EDF de garder 1,8 milliard d’euros dans ses caisses. « Nous n’excluons pas de reconduire cette mesure », a indiqué M. Macron, sans vouloir indiquer si ce serait sur plusieurs années. L’Etat, actionnaire à plus de 85 %, a eu trop tendance à considérer l’entreprise comme une « rente perpétuelle » en s’octroyant « des dividendes trop élevés », soit 2 milliards en moyenne par an ces dix dernières années, a-t-il regretté.

« Nous n’excluons pas non plus une recapitalisation », a poursuivi le ministre devant les députés. Mais son collègue des finances, Michel Sapin, a déjà prévenu que les sommes nécessaires à une telle augmentation de capital seraient dégagées « en vendant d’autres participations dans d’autres entreprises » car « il n’est pas question d’augmenter l’endettement de la France ».

« Un monde à 26 euros » Pour retrouver une trajectoire financière lui permettant d’assurer l’entretien de ses centrales nucléaires (100 milliards d’euros d’ici à 2030) puis de renouve...

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