L'Etat va ouvrir le capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac

le
1
L'ÉTAT VA CÉDER SA PARTICIPATION DANS L'AÉROPORT DE TOULOUSE-BLAGNAC
L'ÉTAT VA CÉDER SA PARTICIPATION DANS L'AÉROPORT DE TOULOUSE-BLAGNAC

PARIS (Reuters) - Le ministère de l'Economie a annoncé vendredi engager une procédure de cession de la participation de l'Etat au capital de la société Aéroport Toulouse-Blagnac.

Cette opération se réalisera dans le cadre d'une procédure d'appel d'offres lui permettant de céder immédiatement jusqu'à 49,99% du capital, assortie d'une option de vente pour le solde.

L'Etat détient aujourd'hui 60% du capital de l'aéroport, aux côtés de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Toulouse qui en détient 25%, et des collectivités territoriales (région Midi-Pyrénées, département de Haute-Garonne, communauté urbaine de Toulouse Métropole) qui en possèdent chacune 5%.

"La CCI de Toulouse sera également invitée à céder une fraction de sa participation aux côtés de l'Etat, si elle en exprime l'intention", précise Bercy dans un communiqué.

Le gouvernement publiera prochainement le cahier des charges régissant la procédure, qui devrait aboutir à la sélection de l'acquéreur en novembre prochain.

La CCI de Toulouse n'était pas joignable dans l'immédiat.

Vinci, qui figure parmi les candidats potentiels au rachat de cet aéroport, n'a fait aucun commentaire sur le sujet.

Le groupe de BTP et de concessions, qui a fait de l'aéroportuaire un axe prioritaire de son développement, gère aujourd'hui 23 aéroports dans le monde, dont dix en France, parmi lesquels la plate-forme actuelle de Nantes et l'aéroport de Chambéry-Savoie, exploité avec Keolis, filiale de la SNCF.

Cette dernière, ou encore Veolia Environnement, déjà gestionnaire des aéroports de Beauvais et Nîmes, ont également été régulièrement évoqués comme des candidats potentiels.

Le processus d'ouverture du capital des aéroports régionaux détenus majoritairement par l'Etat a failli être amorcé à plusieurs reprises au cours des dernières années, sans jamais aboutir à des appels d'offres concrets.

Outre Toulouse, les plates-formes de Lyon-Saint-Exupéry, de Nice-Côte d'Azur ou de Bordeaux-Mérignac ont été régulièrement citées.

Le gouvernement a indiqué récemment qu'il prévoyait de céder certaines de ses participations pour financer son entrée à hauteur de 20% dans le capital du groupe Alstom. L'Etat français a déjà cédé en juin 3,1% du capital de GDF Suez, dont il pourra également utiliser le produit pour Alstom.

(Jean-Michel Bélot et Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M5124785 le samedi 12 juil 2014 à 01:12

    On va tout vendre petit à petit.