L'État se réveille-t-il trop tard dans le dossier Alstom ?

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L'usine d'Alstom à Belfort, menacée de fermeture, symbole des difficultés industrielles en France.
L'usine d'Alstom à Belfort, menacée de fermeture, symbole des difficultés industrielles en France.

Pour l'usine Alstom de Belfort, l'avenir est désormais suspendu à l'intervention étatique, injection d'argent public ou carnet de commandes. Que l'on feigne de découvrir la situation ou que l'on signale les difficultés économiques anciennes du groupe, le dossier est d'ores et déjà extrêmement politique. Depuis l'annonce par la direction, le mercredi 7 septembre, de l'arrêt des constructions de trains d'ici à 2018 et du transfert des 400 salariés vers d'autres sites de production, les réactions se multiplient. En première ligne, l'État, actionnaire à hauteur de 20 % dans l'entreprise spécialiste en construction ferroviaire. « Nous avons déjà sauvé Alstom et nous pouvons encore sauver Alstom », a déclaré Manuel Valls sur Europe 1.

Les déclarations volontaristes du gouvernement socialiste ne manquent pas. Mais l'opposition l'accuse d'inaction et d'impuissance dans ce dossier. « Il n'a rien fait, c'est désolant », a déclaré Nicolas Sarkozy en visant directement Emmanuel Macron, l'ancien ministre de l'Économie. Sa démission, une semaine avant l'annonce de la fermeture de l'usine de Belfort, en fait le bouc émissaire idéal. D'autant que l'intéressé s'est empressé de se défendre en déclarant lors d'une interview à Reuters n'avoir jamais été au courant d'une fermeture de l'usine.

Les difficultés du site de Belfort connues

Pourtant, l'opposition n'en démord pas : le...

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