L'Etat prévoit 14 milliards d'économies en 2014

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L'ÉTAT PRÉVOIRAIT 14 MILLIARDS D'EUROS D'ÉCONOMIES EN 2014
L'ÉTAT PRÉVOIRAIT 14 MILLIARDS D'EUROS D'ÉCONOMIES EN 2014

PARIS (Reuters) - L'Etat prévoit de faire 14 milliards d'euros d'économies en 2014 sur les 20 milliards d'efforts de réduction de déficit prévus, en mettant à contribution les fonctionnaires et les opérateurs, indique le rapporteur du Budget à l'Assemblée.

Confirmant une information du journal Le Monde et des Echos, Christian Eckert a précisé samedi que ces économies ajoutées à un effort structurel devraient permettre d'atteindre un déficit de l'ordre de 3,5%.

"Bruxelles nous a donné deux ans supplémentaires pour arriver en dessous des 3%. Ca pourrait être 3,5% en 2014 et 2,9% en 2015", a-t-il expliqué sur BFM-TV.

Ces décisions sont en ligne avec les préconisations de la Cour des comptes qui indiquait jeudi que la France devait trouver 13 milliards d'économies en 2014 et 15 milliards en 2015 pour revenir à 3% de déficit en 2015.

Selon Le Monde, des ministères verront leurs crédits chuter (-7% pour l'Ecologie, -5,4% pour l'Agriculture, -2,8% pour la Culture) et 28.000 emplois publics auront été supprimés depuis le début du quinquennat.

Le premier poste d'économies concerne les fonctionnaires: la croissance de la masse salariale de l'Etat sera ainsi ramenée de 3% à 0,15% en 2014, précise le quotidien.

Cette inflexion très forte sera obtenue en 2014 par la stabilité globale des effectifs, par la réduction des enveloppes catégorielles et leur ciblage sur les bas salaires, mais aussi par la poursuite du gel du point d'indice.

Pour Les Echos, 3.209 postes de fonctionnaires seront supprimés, l'Etat en créant d'un côté 9.949 dans les missions dites prioritaires (Education, Justice, Sécurité) et en supprimant 13.158 de l'autre.

Les dépenses de fonctionnement de tous les ministères baisseront également de 2% grâce à la poursuite de la modernisation des achats publics.

Enfin, les moyens affectés aux opérateurs (Météo France, CNRS, chambres de commerce, centre national du cinéma, etc...) devraient baisser de 4%, hors Pôle emploi et universités.

Au lieu d'augmenter de plus de 2% par an, les dotations aux opérateurs diminueraient de 1%, ce qui permettrait d'économiser 600 millions, écrit Le Monde.

Si 2.000 postes seront créés à Pôle emploi et 1.000 dans les universités, 1.242 sont supprimés par ailleurs chez les autres opérateurs, précisent les Echos.

Des projets culturels seront annulés, des constructions de prisons seront retardées et les contributions aux organismes internationaux du Quai d'Orsay vont être diminuées, ajoute le quotidien économique.

Autre mesure de redressement plus inattendue: une contribution ad hoc va être demandée à certaines entreprises publiques au titre de l'avantage financier procuré par le Crédit d'impôt compétitivité emploi.

Gérard Bon, édité par Tangi Salaün

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  • dhote le samedi 29 juin 2013 à 17:06

    Vont-ils vraiment les faire ou est-ce encore une annonce pour enfumer le peuple??

  • M8252219 le samedi 29 juin 2013 à 12:43

    faites ce que je vous dis mais ne dites pas ce que je fais.

  • rusti13 le samedi 29 juin 2013 à 11:23

    suite ..Christian Jacob, député UMP président du groupe UMP à l'Assemblée (1,6 million d'euros)Marc François, sénateur PS de la commission des finances (1,3 million d'euros)Jérôme Cahuzac, député PS en 2011 et président de la Commission des finances à l'Assemblée (1,2 million d'euros)Pierre Mehaignerie, député UMP en 2011 (957.000 euros)Odette Herviaux, sénatrice PS (948.000 euros)

  • rusti13 le samedi 29 juin 2013 à 11:23

    voila ou son les vo ..eur et tous sa enh espece• Bernard Accoyer, député UMP président de l'Assemblée nationale en 2011 (11,9 millions d'euros)•Gilles Carrez, député UMP budget de l'Assemblée nationale en 2011 (3,7 millions d'euros)•Gérard Larcher, sénateur UMP président du Sénat en 2011(3,1millionsd'euros)•Philippe Marini, sénateur UMP Président de la commission des finances du Sénat (2,7 millions d'euros)•Jean Arthuis, sénateur UDI(2,1 millions d'euros

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