L'Etat prêt à aider Néo Sécurité sous conditions

le
0

PARIS (Reuters) - L'Etat est prêt à venir en aide à Néo Sécurité, le numéro deux de la sécurité en France, mais à condition que la gestion de cette société de 5.000 salariés, au bord de la faillite, soit améliorée, a annoncé jeudi la présidence de la République.

Le secrétaire général de l'Elysée, Xavier Musca, a reçu mercredi le président de Néo Sécurité, Jean-Michel Houry, et des représentants des organisations syndicales de l'entreprise.

Selon le ministre du Travail, Xavier Bertrand, interrogé par LCI, il a également reçu des investisseurs intéressés par cette entreprise de gardiennage.

Dans son communiqué, l'Elysée rappelle que l'Etat a déjà aidé Néo Sécurité -un dossier suivi depuis décembre 2010 par le Comité Interministériel pour les Restructurations Industrielles (CIRI)- en acceptant un moratoire sur ses dettes vis-à-vis de l'administration dans le cadre d'un plan de sauvegarde.

Le CIRI, qui a déjà appuyé Néo Sécurité dans sa recherche d'investisseurs, continuera à le faire et l'Etat "mettra tout en ouvre pour assurer la pérennité des emplois et des activités de l'entreprise", poursuit la présidence de la République.

L'Etat est ainsi disposé à consentir un effort financier supplémentaire -notamment en matière de créances- et à mobiliser les structures de soutien au financement en fonds propres des entreprises.

Mais "ce soutien est conditionné à la présentation d'un plan d'amélioration de la gestion de l'entreprise et à l'intervention d'investisseurs financiers ou industriels pour appuyer un tel projet", avertit l'Elysée.

Les syndicats parlent de "gestion hasardeuse", voire "catastrophique". Un point de vue que semblent partager les autorités publiques, qui soupçonnent Jean-Michel Houry d'avoir voulu profiter de la campagne de l'élection présidentielle pour faire pression sur le pouvoir politique.

La direction actuelle, contestée par les salariés et leurs syndicats, pourrait bien devoir céder la place en cas de reprise de l'entreprise par un ou des investisseurs.

Emmanuel Jarry, édité par Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant