L'Etat ne compte pas devenir majoritaire dans STX France-Bercy

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 (Actualisé avec background) 
    PARIS, 10 octobre (Reuters) - L'Etat français ne compte pas 
devenir actionnaire majoritaire de STX France mais compte peser 
sur le choix du repreneur, a annoncé lundi le ministère de 
l'Economie et des Finances. 
    Les chantiers navals de Saint-Nazaire ont été rachetés par 
le groupe coréen STX  011810.KS  en 2008. STX Offshore & 
Shipbuilding, principal actionnaire de ces chantiers, a été 
placé en redressement judiciaire début septembre et la procédure 
prévoit la cession de sa participation.  
    "L'objectif du gouvernement n'est pas de devenir actionnaire 
majoritaire de la société STX France", indiquent dans un 
communiqué commun le secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe 
Sirugue et le ministre de l'Economie et des Finances Michel 
Sapin, démentant des informations publiées par Libération. 
  
    Bercy précise que l'objectif est en revanche "de peser dans 
le choix du repreneur pour que les Chantiers de Saint-Nazaire 
puissent disposer d'un actionnariat industriel solide capable 
d'accompagner leur développement sur le long terme." 
    Les deux ministres rappellent que "l'Etat conservera quoi 
qu'il arrive une position d'actionnaire minoritaire disposant de 
la minorité de blocage dans le capital de STX France".    
    Force ouvrière, qui réclame la nationalisation de 
l'entreprise depuis dix ans, entend toutefois réitérer cette 
revendication mardi après-midi à Bercy, où une délégation 
syndicale sera reçue. 
    Le ministère de l'Economie avait fait savoir le 7 septembre 
que des "discussions approfondies" étaient menées avec "un 
consortium d'acheteurs intéressés, dont un industriel du secteur 
de la construction navale civile".  
    Les chantiers navals italiens Fincantieri  FCT.MI  et 
néerlandais Damen, un groupe familial spécialisé dans la 
construction de navires de guerre, porte-conteneurs et yachts, 
sont ainsi sur les rangs pour racheter l'entreprise française. 
    Un autre candidat s'y est ajouté depuis. 
    Les élus locaux sont opposés à une revente des ex-chantiers 
de l'Atlantique à Fincantieri. 
    Celui-ci pourrait en effet être tenté de transférer en 
Italie une partie de leur charge de travail, alors que le carnet 
de commandes de STX France est plein jusqu'en 2026. Les accords 
qui le lient aux chantiers navals chinois, et qui incluent des 
transferts de technologies, inquiètent aussi les élus. 
    Le processus devrait durer jusqu'à la mi-novembre. 
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 

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