L'État met son patrimoine en location

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Cinéma, télévision, entreprise? Les locations de bâtiments publics ont rapporté 10 millions en 2012.

Louer les salons du Quai d'Orsay pour tourner le film du même nom, la salle des pas perdus du Palais de justice de Paris pour une soirée de prestige organisée par les notaires de France, ou le grand couloir de l'ancienne prison de Rennes pour la série télévisée Médecin chef à la Santé... Tout est possible avec l'APIE, l'Agence du patrimoine immatériel de l'État. Une structure publique créée en 2007 «sans équivalent dans le monde pour tirer le meilleur parti des actifs de l'État», souligne la directrice générale de l'APIE, Danielle Bourlange.

Aujourd'hui l'accueil des tournages dans les sites publics est effectif dans la ­plupart des ministères mais aussi à l'Élysée, sans oublier de nombreux établissements publics qui proposent une grande variété de décors. L'APIE, qui dépend de Bercy, a mis au point des grilles de tarifs homogènes pour louer tout ou partie de ses sites ministériels et former des personnels à l'accueil des tournages et évé­nements. Une activité en pleine ­crois­sance.

«2012 a été une année exceptionnelle avec 494 tournages de films et téléfilms accueillis dans les sites publics, contre 333 en 2011 et 48 en 2009, indique Danièle Bourlange. Quelque 10 millions d'euros ont été ainsi récoltés par les sites suivis par l'APIE.» De quoi permettre la rénovation de locaux, de meubles anciens ou l'achat de matériel, par temps de disette budgétaire.

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