L'Etat-major irakien prévoit pour mai la fin de la bataille de Mossoul

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 (Actualisé avec soldat américain dernier §) 
    BAGDAD, 30 avril (Reuters) - Les djihadistes de l'Etat 
islamique seront délogés en mai de Mossoul, leur bastion dans le 
nord de l'Irak, a estimé dimanche le commandement irakien, 
malgré la résistance des combattants retranchés dans la Vieille 
ville. 
    La bataille devrait s'achever "dans trois semaines maximum", 
a déclaré le chef de l'Etat-major irakien, le général Othman 
al-Ghanmi, cité dimanche par le quotidien public al Sabah. 
    Les combattants de l'EI ont perdu la majeure partie de la 
grande ville du nord depuis le début de l'offensive des forces 
irakiennes, en octobre, et sont désormais encerclés dans le 
nord-ouest de Mossoul, une zone qui englobe son centre 
historique densément peuplé. 
    La coalition internationale sous commandement américain 
fournit un soutien aérien et au sol à l'offensive de Mossoul, 
tombée au mains des djihadistes en juin 2014. 
    Selon les Nations unies, près d'un demi-million de personnes 
seraient toujours dans la ville, dont 400.000 dans la Vieille 
ville, où elles sont en grande partie privées de nourriture, 
d'accès à l'eau et aux médicaments. 
    Un groupe de 36 survivants de la communauté Yazidi a été 
secouru après trois années d'esclavage aux mains de l'EI, ont 
annoncé dimanche les Nations Unies, qui estiment que jusqu'à 
1.500 Yazidies resteraient captives. 
    Depuis vendredi, les femmes et jeunes filles du groupe ont 
été relogées et soignées à Duhok, une ville kurde au nord de 
Mossoul, a précisé la coordinatrice de l'Onu pour les opérations 
humanitaires en Irak, Lise Grande. 
    La minorité des Yazidis, dont les croyances s'inspirent de 
plusieurs anciens cultes du Moyen-Orient, concentrent les 
persécutions des djihadistes sunnites de l'EI. 
    Les forces irakiennes estiment que 200 à 300 membres de 
l'EI, principalement des combattants étrangers, restent toujours 
dans Mossoul, contre près de 6.000 en octobre.  
    Retranchés parmi les civils, ils restent cependant capables 
de mener des attaques suicide meurtrières contre les plus de 
100.000 combattants, soldats et groupes paramilitaires, 
mobilisés à Mossoul. 
    Un commandant de brigade de la police fédérale, ainsi que 18 
policiers, ont été tués dans des attaques sur deux positions en 
bordure de la Vieille ville vendredi, a-t-on appris de sources 
militaires. 
    Les positions ont été reprises samedi, mais un responsable 
militaire a été limogé en raison de son échec à repousser ces 
assauts, a-t-on appris en outre. 
    Un soldat américain, tué samedi par un engin explosif 
artisanal lors d'une patrouille en bordure de Mossoul, a été 
identifié dimanche par l'armée américaine dans un communiqué. 
     
 
 (Ahmed Rasheed, avec Lindsay Dunsmuir à Washington; Julie 
Carriat pour le service français) 
 
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