L'"État islamique" : une multinationale qui brasse des millions

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Un ouvrier syrien raffinant du pétrole dans la localité d'Al-Mansura, à l'est de Raqqa, en mai 2013. Photo d'illustration.
Un ouvrier syrien raffinant du pétrole dans la localité d'Al-Mansura, à l'est de Raqqa, en mai 2013. Photo d'illustration.

C'est le groupe terroriste le plus riche de l'histoire. À la tête d'une fortune colossale évaluée à plusieurs centaines de millions de dollars, l'organisation État islamique (EI) a tout loisir de poursuivre son avancée en Syrie et en Irak, et payer les quelque 30 000 djihadistes qui l'ont rejointe. D'où tire-t-elle ce pactole ? Les regards se tournent en premier lieu vers le Golfe, où de riches donateurs ont profité de la guerre en Syrie pour financer les groupes rebelles les plus extrémistes, avec la bénédiction de leur pouvoir pressé de voir Bachar el-Assad tomber. Or, ces dons ne représenteraient en réalité qu'une infime partie des revenus de l'État islamique. "L'EI ne reçoit qu'une proportion marginale de donations extérieures qui ne correspondent plus qu'à 2 % de leurs revenus générés annuellement", affirme Jean-Charles Brisard, consultant international spécialiste du terrorisme, qui vient de rendre un rapport sur les sources de financement de l'EI. "Cette organisation est aujourd'hui autosuffisante." Or noir En s'emparant, entre 2013 et 2014, de vastes pans de territoires en Syrie et en Irak, l'EI a fait main basse sur une dizaine de champs pétrolifères qu'il a immédiatement exploités. D'après le cabinet américain IHS, sa production lui rapporterait deux millions de dollars par jour, soit 800 millions de dollars par an. "Les djihadistes ont poussé les fonctionnaires de chaque champ à poursuivre leur travail sur le site en...

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