L'Etat islamique revendique un attentat suicide en Libye

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(Actualisé avec précisions, contexte) par Ayman al-Warfalli BENGHAZI, Libye, 25 mars (Reuters) - Des individus se réclamant de l'Etat islamique ont revendiqué l'attentat suicide à la voiture piégée qui a fait sept morts mardi à Benghazi, dans l'est de la Libye. La revendication a été faite via une déclaration sur Twitter. Des photos de l'attentat et du kamikaze présumé ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Une voiture chargée d'explosifs a foncé sur un point de contrôle de l'armée dans le quartier de Lithi, où, selon l'armée, se cachent des islamistes. Sur les sept tués, cinq sont des militaires et deux des civils, selon un bilan fourni par l'armée. Dans la soirée, des avions ont décollé de l'aéroport de Benghazi pour aller bombarder des positions réputées tenues par des islamistes, a annoncé un porte-parole militaire. Une roquette s'est par ailleurs abattue sur un immeuble d'habitation de Benghazi, faisant deux morts, dont une adolescente de 17 ans, et trois blessés, selon le personnel médical. La violence qui règne à Benghazi est typique du chaos qui règne en Libye ou s'affrontent deux gouvernement et deux parlement rivaux, tandis que l'Etat islamique profite de la confusion pour se développer dans plusieurs endroits du pays. Le groupe fondamentaliste a revendiqué toute une série d'attentats récemment et notamment l'attaque fin janvier contre le Corinthia, un hôtel de luxe de Tripoli, qui a fait neuf morts, dont cinq étrangers, et celle contre le site pétrolier de Mabrouk au sud de Syrte début février, qui a coûté la vie à 12 personnes. Les djihadistes ont également mis en ligne à la mi-février des photos de la décapitation de 21 coptes (chrétiens) égyptiens sur une plage libyenne. A Benghazi, où s'est réfugié le gouvernement du Premier ministre Abdallah al Thinni, reconnu par la communauté internationale, les combats sont quasi-quotidiens. Le port est fermé depuis plus de quatre mois, avec des conséquences pour les importations de produits alimentaires. Les dernières violences dans le deuxième ville de Libye ont eu lieu après l'annonce par le groupe djihadiste Ansar al Charia de la mort de Mohamed al Areïbi, un chef islamiste de haut rang, lundi à Benghazi. (Avec Feras Bosalum et Ulf Laessing; Jean-Philippe Lefief et Danielle Rouquié pour le service français)

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