L'Etat français pourrait prendre la majorité de STX France-presse

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    * L'actionnaire coréen en mauvaise posture 
    * Craintes et prudence du côté des élus locaux et des 
syndicats 
    * Des candidats à la reprise de STX France se sont 
manifestés 
 
 (Avec réactions et précisions) 
    PARIS, 10 octobre (Reuters) - L'Etat français envisage de 
devenir l'actionnaire majoritaire des chantiers navals de 
Saint-Nazaire, rachetés par le groupe coréen STX  011810.KS  en 
2008 et menacé de passer sous pavillon chinois, écrit lundi 
Libération. 
    STX Offshore & Shipbuilding, principal actionnaire de ces 
chantiers, est en pleine débâcle et envisage de les revendre, 
alors que leurs carnets de commandes sont pleins, perspective 
qui inquiète les syndicats et les élus locaux.   
    Selon les informations de Libération, qui cite notamment des 
sources au ministère de l'Economie et des Finances, l'Etat, qui 
détient déjà un tiers du capital de STX France, une minorité de 
blocage, pourrait décider de devenir majoritaire. 
    "Tous les scénarios sont à l'étude. L'Etat peut monter au 
capital, seul ou accompagné, pour prendre la majorité de STX 
France le temps qu'il faudra", dit une source de Bercy citée par 
le quotidien. 
    Selon le journal, deux pistes sont à l'étude : une solution 
franco-française ou la constitution d'un "Airbus européen de la 
construction navale".  
    Dans le premier cas, l'Etat pourrait accroître à 51% ses 
parts dans les chantiers navales de Saint-Nazaire, en faisant 
appel à DCNS, précise Libération.  
    "Toutes les pistes sont sur la table mais celle-là pas plus 
qu'hier", tempère cependant Yannick Vaugrenard, sénateur PS de 
Loire-Atlantique, reçu récemment avec d'autres élus locaux par 
le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue. 
     
    PRUDENCE  
    "C'est en tout état de cause la riposte à l'éventualité 
chinoise qui est privilégiée. L'objectif est de constituer un 
actionnariat solide privilégiant la perspective industrielle de 
long terme", a expliqué ce parlementaire à Reuters. 
    Nathalie Durand-Prinborgne, déléguée syndicale Force 
ouvrière des chantiers de Saint-Nazaire, s'est montrée plus 
enthousiaste : "Ce n'est à ce stade qu'une réflexion mais c'est 
quelque chose que nous n'avions jamais eu des gouvernements 
précédents, en dépit des crises que nous avons pu traverser."  
    Force ouvrière, qui réclame la nationalisation de 
l'entreprise depuis dix ans, va d'ailleurs réitérer cette 
revendication mardi après-midi à Bercy, où une délégation 
syndicale sera reçue. 
    Dans le deuxième scénario, l'italien Fincantieri  FCT.MI , 
déjà intéressé par STX France, pourrait être associé à l'Etat 
français et à DCNS, précise Libération. 
    Fincantieri et le néerlandais Damen, un groupe familial 
spécialisé dans la construction de navires de guerre, 
porte-conteneurs et yachts, sont déjà sur les rangs pour 
racheter l'entreprise de Saint-Nazaire. 
    Les élus locaux ont cependant fait part au secrétaire d'État 
à l'Industrie de leur opposition à une revente des ex-chantiers 
de l'Atlantique à Fincantieri. 
    Le groupe italien pourrait en effet être tenté de transférer 
en Italie une partie de la charge de travail de STX France et 
ses accords avec les chantiers navals chinois incluent des 
transferts de technologies, ce qui inquiète aussi les élus.  
    Aucune source n'était immédiatement joignable à Bercy ou à 
STX France pour commenter les informations de Libération. 
 
 (Emmanuel Jarry, avec Guillaume Frouin à Nantes) 
 

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