L'état d'urgence prolongé en France jusqu'à fin juillet

le , mis à jour à 13:39
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    * Maintien de l'état d'urgence pendant l'Euro et le Tour de 
France 
    * La "menace" perdure, dit le Premier ministre 
    * Près de 600 perquisitions menées depuis le 14 novembre 
 
 (Actualisé avec conseil des ministres) 
    PARIS, 20 avril (Reuters) - L'état d'urgence instauré en 
France au soir des attentats du 13 novembre à Paris et 
Saint-Denis sera prolongé de deux mois à compter du 26 mai, une 
période qui englobera l'Euro 2016 de football, a annoncé 
mercredi Manuel Valls. 
    Le Premier ministre a expliqué sur France Info que 
l'exécutif, "au vu de la menace", souhaitait la sécurité 
maximale pour l'Euro, qui se déroule du 10 juin au 10 juillet, 
et le Tour de France, prévu du 2 au 24 juillet. 
    Déclaré le 14 novembre 2015, une première depuis la Guerre 
d'Algérie, l'état d'urgence a été prorogé deux fois par les lois 
du 20 novembre 2015 et du 20 février 2016, jusqu'au 26 mai.  
    "Face à un événement aussi considérable qu'est celui de 
l'Euro 2016, qui doit se tenir dans la sécurité, et qui en même 
temps doit être une fête (...), nous devons assurer pleinement 
la sécurité", a justifié Manuel Valls. 
    "L'état d'urgence, ça ne peut pas être un état permanent 
mais à l'occasion de ces grandes manifestations, je pense à 
l'Euro 2016 comme au Tour de France, nous avons considéré avec 
le président de la République et le ministre de l'Intérieur 
qu'il fallait prolonger cet état d'urgence", a-t-il dit. 
    La mesure a été présentée ce mercredi en conseil des 
ministres par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.  
    Elle sera transmise au Conseil d'Etat puis au Parlement, qui 
doit approuver la prolongation. 
    "Face à cette menace nous avons besoin de donner ces 
pouvoirs, ces possibilités, sous le contrôle du juge, sous le 
contrôle du Parlement, pour permettre une meilleure riposte face 
au terrorisme", a-t-il poursuivi. 
    D'après le compte rendu du conseil des ministres, 592 
perquisitions administratives menées dans le cadre de l'état 
d'urgence ont débouché sur une procédure judiciaire, et 67 
peines ont été prononcées par les tribunaux.  
    Toujours selon un décompte officiel, 69 personnes sont 
aujourd'hui assignées à résidence.  
    Au total depuis le déclenchement de l'état d'urgence, 743 
armes ont été saisies, dont 75 armes de guerre.  
 
 (Sophie Louet et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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